Philippe Martine, le leader de CGT, qui a jusque-là peiné à mobiliser les syndicats contre la réforme du code du travail, s’est félicité mercredi 25 octobre d’avoir trouvé un accord avec FO et Solidaires pour une journée d’action commune le 16 novembre.

La CFDT, la CFTC, la Fage, et l’Unsa, qui n’ont pas appelé à la grève, ont pour leur part signé un texte commun de mise en garde du gouvernement. « Il y a besoin dans ce pays que les syndicats se mettent d’accord, c’est un élément de confiance pour les citoyens », a poursuivi M. Martinez mercredi 25 octobre sur LCI.

Le leader de la CGT « ne désespère pas que d’autres organisations syndicales » se joignent « assez rapidement » aux trois syndicats mobilisés. « Il y a certainement des discussions qui vont avoir lieu à la FSU, CGC. Plus on est nombreux (…) à proposer d’agir ensemble, plus ça donne confiance et plus il y a des chances de réussite », a-t-il ajouté.

Il a jugé en revanche la position de la CFDT « assez ambiguë »: « Dans de nombreuses déclarations publiques sur les diverses mesures du gouvernement, il y a eu un avis critique et puis on s’arrête au milieu du gué », a estimé M. Martinez.

Les nouveaux terrains de négociation

Les ordonnances étant déjà entrées en vigueur, les syndicats veulent désormais peser sur les futurs projets de réforme de l‘apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance-chômage.

Tous ont d’abord été reçus par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, selon la méthode éprouvée pour les ordonnances, avec à Matignon la présence aussi du ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer, partie prenante des réformes apprentissage et formation.

Le Premier ministre a présenté le mercredi 25 octobre, « la méthodologie » et le « programme de travail » des trois nouvelles réformes. Pour l’instant, les partenaires sociaux ont compris qu’il y aurait une « négociation » interprofessionnelle sur la formation, une « concertation » pour l’apprentissage débutant à la fin du mois et plus tard une « réunion multilatérale » sur l’assurance-chômage, comme ils le réclamaient.