Pour mener à bien son programme, Emmanuel Macron disposera tout au long de son quinquennat, d’une très large majorité parlementaire : 351 sièges alors que la majorité absolue en réclame 289.

Le nouveau gouvernement aura donc les coudées franches pour appliquer le programme présidentiel. Le Premier ministre Edouard Philippe devra par tradition remettre la démission du gouvernement pour en constituer un nouveau très rapidement et certainement sans changements notables : l’ensemble des ministres étaient en effet candidats et ont été élus. Sur les 351 sièges de la majorité présidentielle, le Modem de François Bayrou en obtient 41 et pourra donc constituer un groupe parlementaire indépendant.

Pour les autres formations :

  • Les Républicains (LR) et l’UDI obtiennent 131 sièges dont 113 LR : ce résultat est meilleur que ce que les sondages donnaient entre les deux tours.
  • Le Parti socialiste réussit à sauver 29 sièges, un résultat très éloigné des 284 sièges socialistes de la mandature précédente.
  • La France insoumise obtient 17 élus et le PCF en conserve 10. Reste à savoir si les deux formations opteront pour un groupe parlementaire unique. Jean-Luc Mélenchon est élu à Marseille
  • Le Front national obtient 8 sièges à l’Assemblée nationale et Marine Le Pen est élue dans le Nord.

26 millions d’abstentionnistes

Cette élection restera marquée par un record d’abstention : 57% contre 51,3% au 1er tour. Au résultat, sur les 46 millions de Français inscrits au second tour des législatives, on compte 26 millions d’abstentionnistes. Et parmi les citoyens qui se sont rendus aux urnes, il ne faut pas oublier que deux millions ont voté blanc ou nul. Pour les rest des suffrages exprimés, on compte  8,8 millions de votant pour la République En Marche et son allié, le Modem ; 4,9 millions pour Les Républicains, l’UDI et les divers droite ; 1,6 millions de voix pour le FN ; 1,35 pour le PS, le Parti radical de gauche et les divers gauche ; 1,1 millions de voix pour la France insoumise et le PCF.