SYNDICATS – Savoirs & Connaissances – Les conditions de travail dans le premier degré tendent à se dégrader selon plusieurs syndicats enseignants. Le Sgen-CFDT soulignait à la mi-janvier « un manque de reconnaissance et de confiance sans précédent » à l’égard des professeurs des écoles De son côté, le syndicat enseignant SNUipp-FSU a lançé une pétition. Un article de Victor Sepausy sur le site Savoirs & Connaissances :

Le SNUipp-FSU a publié en janvier 2016 les résultats d’une enquête concernant les enseignants du premier degré. Selon cette étude, « le fossé se creuse entre de réelles motivations tournées vers l’élève (réussite des élèves, transmission des savoirs, pédagogie, travail en équipe) et des fortes insatisfactions envers un métier jugé à « bout de souffle » (83% d’insatisfaction sur les salaires, 91% sur la formation, 80% sur le temps et la charge de travail, 88% sur les tâches administratives…).
Résultat, quand les enseignants sont très majoritairement satisfaits de la relation à leurs élèves (91%), leurs collègues (91%), les parents d’élèves (75%) et les syndicats (75%), la confiance s’étiole au sujet de l’inspection (54%) ou s’écroule à l’endroit du ministère (21%). »
Face à cette situation, le SNUipp-FSU a décidé de réagir en lançant une pétition pour « obtenir l’amélioration de conditions d’exercice du métier insatisfaisantes et inadaptées à l’école d’aujourd’hui »
Et d’ajouter que « le 19 janvier dernier, en rendant publique notre enquête sur la situation professionnelle dégradée des enseignants du primaire, nous avons jeté un pavé dans la mare. Alors, oui, il est urgent de redonner du souffle à notre métier et de nous traiter comme des professionnels à part entière avec en premier lieu :
• Du temps avec la fin des APC, la mise à notre libre disposition des 108 H et la fin des tâches administratives inutiles
• De la formation continue renouvelée et inscrite sur le temps de classe
• Des moyens pour réduire le nombre d’élèves par classe et des moyens spécifiques pour la prise en charge du handicap et l’aide aux élèves en difficulté
Comme pour l’action « ISAE » soutenue par plus de 50 000 d’entre vous et la grève du 26 janvier qui nous permettent de maintenir la pression avant les discussions à venir, interpellons le ministère pour l’amélioration de nos conditions de travail avec du temps, de la confiance et des moyens. Portons tous ensemble ces exigences. »

Source : https://savoir.actualitte.com/article/analyses/1531/premier-degre-une-petition-pour-de-meilleures-conditions-de-travail