Invitée de France info samedi, la ministre PRG des Outres-mer Annick Girardin, et ancienne ministre de la Fonction publique dans le précédent quinquennat, s’est montrée assez réservée sur la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires  en cinq ans annoncée par Emmanuel Macron.

« Je dis au président de la République qu’on pourra en débattre, qu’il faut des assises des services publics, qu’il faut repenser nos services publics », a indiqué l’ancienne ministre de la fonction publique, précisant qu' »il faut mettre les moyens humains et matériels au service de cette fonction publique quand on l’aura redéfinie. » « Ce n’est pas une question de nombre. Il y aura peut-être des services publics qui changeront, il y en aura peut-être des nouveaux d’ailleurs. On prépare la France de demain. Nous avons à revoir nos services publics. Et surtout nous avons à faire en sorte que les services publics soient bien là où ils sont attendus dans les milieux les plus isolées », a-t-elle ajouté.

Annoncée en février dernier dans Les Échos, cette suppression de 120.000 postes de fonctionnaires en cinq ans, par le non-renouvellement de 70.000 départs à la retraite dans les collectivités locales et 50.000 dans la fonction publique d’État, s’inscrit dans l’objectif de réduction de la dépense publique française de trois points en cinq ans, soit 60 milliards d’euros d’économies