Selon une enquête réalésée par Elabe, pour le cabinet Interactifs, à la fin du mois de janvier, 83% des salariés français un travail éventuellement moins rémunéré mais dans le cadre d’un « environnement professionnel de qualité ».

Ce choix est encore plus appuyé chez les salariés de la fonction publique d’état (87%), chez les employés (85%) et plus généralement chez les diplomés d’un bac+5 (87%).

Quelles sont les attentes ? Pour l’essentiel une amélioration des qualité relationnelles au sein de l’entreprise : respect, politesse interviennent ainsi avant la clarté ou la précision des demandes ou exigences. Une grande majorité des salariés occupent les deux tiers de leur temps de travail à des relations interpersonnelles, avec leur hiérarchie, leurs collègues, les clients, les prestataires. 40% des personnes interrogées estiment que leurs entreprises ou institutions ne valorisent pas suffisamment la qualité de ses relations quotidiennes.

Dans le cadre professionnel, quand un interlocuteur demande quelque chose, les actifs (18 ans et +) préfèrent que cela soit dit avec politesse (49%, 27% le cite en premier) et respect (46%, 20% le cite en premier), mais aussi avec clarté (41%) et précision (38%).

Attente de respect

Le besoin de respect est plus fort chez les jeunes actifs (18-24 ans) (56%) que pour les plus de 50 ans (44%). A contrario, le besoin de clarté est plus fort en fonction de l’avancée de l’âge (pour 33% des 18-24 ans, 37% des 25-34 ans, 42% des 35-49 ans et 43% des 50 ans et +).

Si 81% des actifs considèrent que les compétences relationnelles sont indispensables pour évoluer professionnellement, ils sont 89% à estimer que la qualité des relations entretenues avec leurs interlocuteurs contribue à leur performance professionnelle. Un sentiment plus fort chez les cadres (96%), que chez les employés (89%) ou les ouvriers (81%) qui reste cependant très élevé.

« La quasi-totalité du temps passé de formation vise à développer les compétences techniques et organisationnelles. On consacre très peu de temps au développement de la compétence relationnelle, alors que la relation occupe la plus grande partie du travail des Français », précise Philippe de Lapoyade, président du cabinet Interactifs, cité oppar le siteAerocontact. « Ces compétences relationnelles revêtent de la capacité à échanger, avec autrui, de façon efficace et confortable, pour chacun, de manière conforme aux convictions partagées. » précise-t-il.