Pédophilie : contrôle des casiers judiciaires à l’EN

Pédophilie : contrôle des casiers judiciaires à l’EN

. Le 31 mars, la ministre Najat Vallaud-Belkacem publie une circulaire, un brin technique, sur la façon dont va être contrôlé le casier judiciaire des 850 000 personnels de l’Education nationale, et s’assurer par la même occasion qu’aucun n’a d’inscription dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV). Un article de Marie Piquemal dans Libération :

La promesse remonte à avril 2015, au lendemain de l’affaire de Villefontaine, dans l’Isère. L’histoire de ce directeur d’école mis en examen pour viol présumé sur plusieurs des élèves, avait mis en lumière plusieurs gros dysfonctionnements, et notamment un manque de communication entre les services de la justice et de l’Education nationale. Cet enseignant avait écopé dans le passé d’une peine avec sursis pour détention d’images pédopornographiques. Il avait continué à exercer, sa hiérarchie disant ne pas avoir été informée de cette condamnation. Les conclusions de l’enquête administrative, diligentée par la ministre, n’avaient rien de rassurant, les inspecteurs n’excluant pas d’autres cas similaires, en France.

Face à ce constat, la ministre avait annoncé le contrôle de tous les casiers du personnel enseignant, contractuel comme titulaire, jusqu’ici vérifié uniquement au moment de leur entrée en poste. C’était il y a un an. La vérification commence tout juste. «Nous avons 850 000 agents, cela ne peut pas se faire en cinq minutes», expliquait il y a peu l’entourage de la ministre, rappelant que cette procédure nécessitait l’aval de la Commission nationale de l’information et des libertés (Cnil).

«Au cas par cas»

Cette nouvelle circulaire détaille donc les modalités de ce contrôle. Il portera sur le casier (bulletin numéro 2) où sont consignées les condamnations définitives, mais aussi sur le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, qui inclut notamment les mises en examen. Sont concernés par le contrôle: tous les agents de l’Education nationale, qu’ils travaillent dans un établissement public ou dans le privé sous contrat, qu’ils soient en activité ou en détachement. Qu’ils soient enseignants mais aussi personnels de directions, psychologues scolaires, conseillers principaux d’éducation, assistants d’éducation, infirmiers et médecins scolaires… Cette opération de vérification n’aura lieu qu’une seule fois, et va s’étaler jusqu’à fin 2017 «en raison notamment des capacités de traitement du service du casier judiciaire», précise la circulaire.

Qu’adviendra-t-il des agents dont le casier judiciaire fait état d’une condamnation grave?  «Les situations seront examinées au cas par cas, avec une appréciation circonstanciée, proportionnée aux manquements constatés […]», indique la circulaire qui précise en gras: «Il est rappelé qu’en cas de condamnation définitive, la matérialité des faits étant établie par le juge pénal, elle ne peut en aucun cas être remise en cause lors de la procédure disciplinaire.

(…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.liberation.fr/france/2016/03/31/pedophilie-comment-controler-850-000-casiers-judiciaires-de-l-education-nationale_1443056

Pédophilie : l’EN scrutera les casiers judiciaires

Pédophilie : l’EN scrutera les casiers judiciaires

RECRUTEMENT – RTL, Le Point, Le Monde –  Invitée de RTL ce mercredi, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé 27 radiations en 2015 concernant des actes de pédophilie dans les écoles françaises. Un article du Point :

Invitée au micro de RTL ce mercredi matin, la ministre de l’Éducation nationale s’est exprimée sur un sujet brûlant d’actualité. Alors que des affaires de pédophilie touchent actuellement l’Église et le diocèse de Lyon, cela fait un an que l’affaire de Villefontaine a éclaté. En 2015, un directeur d’établissement était accusé de viols par une soixantaine d’élèves. « Nous entrons dans les un an de l’affaire de Villefontaine. Il y a eu, sur l’année 2015, 27 radiations. J’estime qu’un professeur ou un agent de l’administration au contact d’enfants, dès lors qu’il a été condamné pour des faits aussi graves que la pédophilie ou la pédo-pornographie, ne peut plus exercer au contact des enfants », a-t-elle expliqué.
Le nombre de radiations pour des affaires liées à la pédophilie (les faits incriminés ne se sont pas forcément produits dans un cadre scolaire) était de 19 en 2014, premier et second degrés confondus, de 26 en 2013 et de 15 en 2012, selon des chiffres transmis par le ministère de l’Éducation.
Aujourd’hui, une loi qui obligerait la justice à informer le ministère de l’Éducation nationale est en cours d’adoption, selon la ministre. « Elle est très importante, cette loi, avec la garde des Sceaux de l’époque, Christiane Taubira, nous ne l’avons pas attendue pour changer nos procédures en interne. Nous avons fait en sorte que dès cette rentrée scolaire 2015 nous ayons des référents en éducation au sein des tribunaux et des référents en justice au sein de nos académies, pour que la communication passe mieux. »
Et pour éviter au maximum que l’horreur de l’affaire de Villefontaine ne se reproduise, Najat Vallaud-Belkacem annonce que « l’Éducation nationale va passer au peigne fin » les casiers judiciaires des professeurs. Elle explique que l’expérimentation a déjà débuté dans l’académie de Reims et que « cela va durer un an, car nous sommes en capacité de passer en revue 3 000 dossiers par jour. Tous les dossiers vont être vérifiés pour voir si, dans le passé, des condamnations nous ont échappé. »

Il y a eu vingt-sept radiations de membres de l’éducation nationale en 2015 liées à des cas de pédophilie ou de pédopornographie, rappelle Le Monde, selon les chiffres annoncés, mercredi 16 mars, par le ministère de l’éducation. Ces radiations pour affaires de mœurs concernent des professeurs du primaire et du secondaire, et « tous, en 2015, avaient déjà fait l’objet d’une condamnation pénale, précise-t-on dans l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem. Les faits n’ont pas toujours eu lieu dans le cadre scolaire. Dans la grande majorité, ils se sont produits dans la sphère familiale ou privé ».
Leur nombre est à la hausse : dix-neuf radiations pour affaires de mœurs ont eu lieu en 2014, vingt-six en 2013 et de quinze en 2012. Sur RTL, la ministre, Najat Vallaud-Belkacem, a déclaré :
« Qu’il s’agisse de l’Eglise ou de l’école, j’ai un principe simple : la pédophilie est une affaire extrêmement grave qui détruit des vies. Le principe est “pas de silence, la transparence totale”. Tous ceux qui pensent qu’on peut régler les choses en interne, en faisant silence, se trompent gravement. (…) Je serai ferme pour sanctionner quand cela s’impose et j’en attends autant de toute institution. »
Parmi les vingt-sept radiations prononcées l’an dernier, une majorité relèvent de faits de détention et/ou de diffusion d’images à caractère pédopornographique, apprend-on également Rue de Grenelle. Concrètement, quand il y a « suspicion de faute grave », l’enseignant est suspendu « à titre conservatoire, en attendant que les faits soient établis par la justice, y explique-t-on. Un conseil de discipline est réuni dès que la matérialité des faits est établie [autrement dit, dès que la condamnation ou le jugement définitif est rendu]. Y siègent, à parité, des représentants de l’administration et des représentants du personnel. Ceux-ci émettent un avis. Dès lors, il appartient à l’autorité disciplinaire [ministre ou directeur d’académie] de prononcer la sanction ».

Source : http://www.lepoint.fr/societe/pedophilie-l-education-nationale-passera-au-peigne-fin-les-casiers-judiciaires-des-profs-16-03-2016-2025694_23.php ; http://www.lemonde.fr/education/article/2016/03/16/en-2015-vingt-sept-radiations-dans-l-education-nationale-pour-pedophilie_4883693_1473685.html

Contrat Amazon-Canopé ; inquiétudes des éditeurs

Contrat Amazon-Canopé ; inquiétudes des éditeurs

FORMATION  – LivresHebdo – Des formateurs du réseau Canopé vont expliquer aux enseignants l’autoédition de manuels numériques sur Kindle ce qui suscite l’inquiétude des éditeurs scolaires. Le contrat signé entre Amazon et le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques Canopé pour l’organisation de six ateliers d’initiation à l’autoédition « suscite stupéfaction, incompréhension et de nombreuses interrogations » chez les éditeurs scolaires selon un communiqué du Syndicat national de l’édition (SNE) envoyé le 15 mars. Un article sur le site LivreHebdo :

« Kindle Direct Publishing, le service d’autoédition d’Amazon et Réseau Canopé, opérateur public du ministère de l’Education nationale, lancent des ateliers d’initiation à l’autoédition » expliquaient les deux partenaires dans un communiqué commun publié la semaine dernière. « Ces ateliers permettront à la communauté éducative de réaliser et publier des projets éditoriaux à caractère éducatif via l’utilisation de Kindle Direct Publishing » poursuivaient-ils.
« L’autoédition serait-elle devenue la solution pour s’affranchir de l’édition d’éducation au moment où elle met tout en œuvre pour accompagner la réforme des programmes applicable à la rentrée prochaine et le plan numérique voulu par le Président de la République? » s’interroge en réponse le communiqué du SNE.
Alors que cette réforme de toutes les disciplines dans tous les niveaux va exiger d’eux une mobilisation sans précédent « la priorité des enseignants serait-elle de se former à l’autopublication pour qu’ils « éditent » eux-mêmes les supports pédagogiques? » poursuivent les éditeurs.
Inquiétudes (…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.livreshebdo.fr/article/contrat-amazon-canope-le-sne-interpelle-le-ministere-de-leducation-nationale

De la visiocommunication dans l’Éducation nationale ?

De la visiocommunication dans l’Éducation nationale ?

NOUVELLES TECHNOLOGIES – Savoirs &Connaissances – La visiocommunication s’est progressivement développée ces dernières années dans de nombreux domaines d’activité, nous explique Stephan Colin du site Savoirs et Connaissances. Plébiscitée par de nombreuses entreprises, elle s’avère être un outil aux ressources parfois insoupçonnées. Hugues de Bonnaventure, General Manager chez Lifesize France et Jean-François Raffestion, Communications Consultant, Expert to the E.U, viennent de signer une tribune commune pour favoriser l’entrée de la visiocommunication dans l’Education nationale.

« L’ère du numérique est aujourd’hui dans tous les esprits mais une technologie n’a pas encore, semble-t-il, pénétré sensiblement les pratiques de l’éducation nationale : la visiocommunication.
Alors que nous nous efforçons de travailler aujourd’hui à l’éducation de demain – nouvelles compétences requises des élèves pour en faire des adultes du 21ème siècle, nouveaux modes éducatifs tels la pédagogie inversée, les MOOCs ou les classes PECT (Pédagogie en Environnement Collaboratif et Technologique) -, que la communauté européenne redéfinit la salle de classe – le concept Future Classroom Lab de Bruxelles commence à se décliner dans un certain nombre de pays -, la France quant à elle semble très en retard en ce qui concerne l’intégration de ce type d’outil.
Ce n’est pas faute d’avoir essayé. En 2007, Xavier Darcos alors Ministre de l’Education Nationale avait lancé le projet « 1000 visio pour l’école ». Des autorités de tutelle ont alors investi pour certains établissements demandeurs, tel que le Conseil Départemental de l’Yonne pour le collège de Puisaye ; ou encore des académies comme celle de Montpellier ont pris très tôt le train de la visioconférence, l’utilisant dans de nombreuses circonstances. Dans ce contexte, un nombre assez conséquent d’expérimentations ont été lancées dans d’autres régions, comme les formations langues ou interventions d’experts en Manche Numérique, la formation à distance dans le Finistère, pour éviter aux enfants des îles du Ponant de prendre le bateau chaque jour pour venir à l’école sur le continent.
A ce jour, il est difficile de ressentir une réelle transformation de l’essai. Trop peu d’établissements sont équipés. Bien souvent la plupart des établissements sont occupés à rattraper leur retard en termes d’équipements informatiques (PC, réseau, imprimantes 3D…) ou audiovisuels (vidéoprojecteurs, tableaux blancs interactifs…). Ou malheureusement ne peuvent envisager la visioconférence, faute de budget, que sous l’angle de logiciels gratuits, tels Skype, Facetime ou Hangout, qui ne permettent pas une prise d’image et de son de l’ensemble de la classe et privent de
la possibilité de se connecter au monde de l’entreprise, pour les sessions d’expert.
Quelles peuvent en être les raisons ?
– Le coût d’investissement, qui a pu paraître comme assez prohibitif ces dernières années ;
– Le temps disponible pour les enseignants, qui ont fort à faire avec la refonte des programmes, les nouveaux sujets tels la laïcité ou le coding ;
– L’absence d’une vraie stratégie de visioconférence au sein du projet pédagogique de l’établissement, qui amènerait une prise de conscience collective;
– La difficulté liée au fait que, pendant un cours, on rajoute à la tenue de la classe et à la concentration sur le sujet enseigné, la manipulation de l’outil visio;
– La méconnaissance profonde par le corps enseignant de l’étendue des usages possibles, qu’ils soient de type pédagogiques, administratifs ou sociaux ;
– Un manque d’innovation sur ce type de technologie de la part des autorités de tutelle, Ministère, Académies, Rectorats…
3 voies semblent regrouper les diverses actions qui pourraient rattraper voire résorber notre retard
1- L’accessibilité concerne surtout l’offre constructeurs avec une proposition de coût d’acquisition et d’utilisation accessibles par les établissements de type écoles, collèges et lycées. Il convient que l’accès internet soit adéquat, tant au niveau débit que pour ce qui est des contraintes technologiques. L’offre de type Cloud arrive à point nommé pour offrir aux établissements les services tels enregistrement ou conférence à trois, en supprimant la nécessité de gros investissements en infrastructure.
2- La vulgarisation consiste à faire connaître au plus grand nombre, mais en priorité aux dirigeants des établissements, la très grande diversité d’usages de la visioconférence dans le milieu éducatif, ainsi que l’apport de l’image, afin qu’ils l’englobent dans leur projet pédagogique, pour pouvoir ainsi recueillir les fonds nécessaires auprès des autorités territoriales. C’est là une mission de la presse, ainsi que des autorités de tutelle, académies, rectorats, réseau Canopé…
3- Les services recouvrent deux domaines assez distincts :
a) l’offre de service à développer par les industriels et consultants, visant à accroître le nombre de fournisseurs de contenus pour les visites virtuelles : musées (tel le Louvre), sites d’exception (telle la tour Eiffel) , zoos, parcs d’attraction…, ainsi que les outils de mise en relation : comment trouver un établissement à l’étranger avec qui faire des sessions de pratique linguistique, ou comment entrer en relation avec un bureau d’architecture pour une session d’expert avec mon lycée technologique ?
b) L’organisation interne de l’établissement qui s’est équipé, visant à multiplier les chances de succès du projet : assurer une aide technique aux enseignants pendant l’utilisation, par un professeur de technologie, ou un élève ‘geek’, ou encore en faisant appel à la réserve citoyenne, à un parent d’élève, à un retraité. En effet, démultiplier les usages pour éviter qu’un seul enseignant intéressé ne puisse l’utiliser dans son intégralité, et qu’il quitte l’établissement sans en avoir transmis tous les usages possibles.
Sans aucun doute, le numérique peut aider l’École dans l’accomplissement de ses missions fondamentales : instruire, éduquer, émanciper et former les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils deviennent les citoyens épanouis et responsables de demain. Il permet d’améliorer l’efficacité des apprentissages en développant des pratiques pédagogiques plus adaptées aux rythmes et aux besoins de l’enfant, plus interactives et attractives, en encourageant la collaboration entre les élèves et le travail en autonomie ou encore en offrant des possibilités nouvelles pour les élèves en situation de handicap. »

Source : https://savoir.actualitte.com/article/numerique/1643/de-la-visiocommunication-dans-l-education-nationale

École : Filles et garçons, les principaux constats

École : Filles et garçons, les principaux constats

HOMME / FEMME  – éducation.gouv.fr –  La loi confie aux écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur, la mission de « favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation ». Le site du ministère de l’Éducation nationale présente quelques statistiques intéressantes sur les parcours scolaires comparés des filles et des garçons :

L’observation des statistiques publiées ce 8 mars 2016 par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche justifie pleinement la mobilisation de l’École pour la mixité et l’engagement des acteurs du système éducatif pour agir sur les préjugés, ouvrir à toutes et tous le champ des possibles et donner aux filles et aux garçons les meilleures chances de réalisation de leurs potentialités et de leurs aspirations.
Les garçons réussissent toujours moins bien que les filles à l’École
• Ils accèdent moins souvent au baccalauréat : en 2014, la proportion de bacheliers dans une génération approche les 72 %, celle des bachelières s’élève à 85 %. L’écart en faveur des filles se creuse à nouveau en 2014 (13 points) après s’être réduit entre 2000 (69 contre 57 %, soit 12 points d’écart) et 2012 (5 points d’écart).
• Ils l’obtiennent moins fréquemment avec une mention « bien » ou « très bien », notamment en série S : en 2014, la proportion de mentions « bien » ou « très bien » parmi les admis au baccalauréat S s’élève à 33 % pour les garçons et 38 % pour les filles. La différence entre garçons et filles est un peu plus élevée qu’à la session 2000 où elle n’était que de 3 points (13 % contre 16 %).
• Ils ont plus souvent des difficultés en lecture : en 2014, sur l’ensemble des jeunes ayant participé à la JDC (Journée défense et citoyenneté), 11 % des garçons avaient des difficultés de lecture contre 8 % des filles, soit un écart de 3 points. En 2005, l’écart était de 6 points.
• Ils sortent plus souvent de formation initiale sans diplôme : en moyenne sur les années 2011, 2012 et 2013, 17 % des hommes sortis du système éducatif sont au plus titulaires du brevet contre 12 % des femmes. Cette différence était de même ampleur sur la période 2003-2005.
Les filles n’ont pas les mêmes parcours scolaires que les garçons
• Elles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique : 66 % des filles scolarisées en troisième en 2012 ont continué en 2013 en seconde générale et technologique contre 55 % des garçons. Cette propension à poursuivre dans cette voie s’est accrue de la même manière pour les filles et les garçons (+ 6 points par rapport à 2006).
• Elles optent toujours moins souvent pour les filières scientifiques : bien qu’en augmentation de 6 points depuis 2000, la part de filles en terminales scientifiques (S, STI2D et STL) atteint à peine 42 % en 2014.
• Dans l’enseignement professionnel, les filles sont quasiment absentes des spécialités de la production : 14 % en 2014. Elles sont très majoritaires (70 % en 2014) dans les spécialités de services.
Ces différences persistent dans l’enseignement supérieur
• Les femmes sont nettement plus souvent diplômées de l’enseignement supérieur : en 2014, la part de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 30-34 ans s’élève à 48 % pour les femmes contre 39 % pour les hommes. En 2000, ces proportions respectives étaient de 29 % et 26 %.
• Elles demeurent très minoritaires parmi les ingénieurs, même si leur part a progressé de 23 % en 2000 à 29 % en 2013.
• De même, parmi les docteurs en sciences : en 2013, 39 % des titulaires d’un doctorat scientifique sont des femmes. Elles étaient 35 % en 2005.
• À diplôme équivalent et à la sortie du lycée ou de l’apprentissage, les filles s’insèrent moins bien dans l’emploi que les garçons, surtout dans le domaine de la production.

Sources : http://www.education.gouv.fr/cid99782/journee-internationale-des-droits-des-femmes.html ; http://www.education.gouv.fr/cid99783/mardi-8-mars-2016-journee-internationale-des-droits-des-femmes.htm

FP  : le classement des champions de l’absentéisme

FP : le classement des champions de l’absentéisme

ABSENTEISME  – Le Figaro – Les personnels du ministère de la Justice ou les troupes du ministère de l’Intérieur sont plus souvent absents que les enseignants. Un article de Caroline Beyer du Figaro :

Non, les enseignants ne sont pas les champions de l’absentéisme! Dans le monde de la fonction publique, ils sont largement devancés par les agents du ministère de la Justice, qui totalisent en moyenne 8,7 journées de «Congés de maladie ordinaire» (CMO) par an et par agent. Sur le podium, suivent les troupes du ministère du Travail (8,5), de l’économie et des finances (8,2) et de l’Intérieur (8)*.
Avec 6,6 journées, les enseignants sont donc moins absents que les policiers. Ils se situent en dessous de la moyenne pour la fonction publique. Quant aux personnels les plus présents, il faut les chercher au ministère des affaires étrangères.
Reste que les absences de profs sont scrutés de très près par les parents. Comme l’exprime la formule très imagée du Médiateur de l’Éducation nationale dans son rapport de 2013, il y a, sur ce sujet, un écart entre le «froid ressenti» et le «froid réel». Le médiateur, qui a recensé 10.000 réclamations pour cause de non-remplacement des absences, met en avant «un sujet de société», qui pose «la question de l’égalité et celle du droit des usagers». Depuis 1988, il existe d’ailleurs une jurisprudence: le Conseil d’État avait condamné l’État pour «manquement à l’obligation légale d’enseignement des matières obligatoires inscrites au programme d’enseignement». Le collégien en question avait été privé d’une matière pendant une année entière…

(…)

Lire la suite : http://premium.lefigaro.fr/conjoncture/2016/03/03/20002-20160303ARTFIG00004-absenteisme-dans-la-fonction-publique-qui-remporte-la-palme.php