Quatre-vingt universitaires, dirigeants d’entreprise, syndicalistes et personnalités politique, juristes appellent au renforcement de la présence des salariés dans la gouvernance des entreprises.

« La codétermination est un mouvement de fond » affirment les pétitionnaires qui « demandent un renforcement de la présence des salariés dans les conseils d’administration et de surveillance des entreprises, que ce soit sur le mode allemand (une moitié de représentants salariés dans les grandes entreprises) ou scandinave  (un tiers de représentants dans les plus petites entreprises) ou selon des formules intermédiaires ».

Cette « codétermination » demandée aurait, selon la pétition, quatre qualités majeures :

  • Elle donne aux salariés la possibilité de participer aux choix stratégiques de l’entreprise, « conférant ainsi une voix aux salariés sur des décisions dont leur avenir dépend ».
  • Elle permet au conseil d’administration de bénéficier d’informations complémentaires provenant des salariés, « qui lui sont précieuses ».
  • Elle incite les entreprises à mieux prendre en compte les variables non financières et les impératifs de leur responsabilité sociale et environnementale.
  • Enfin, elle « crée en conséquence un effet de mobilisation » pouvant renforcer la compétitivité de l’entreprise, tout en prenant en compte sa dimension humaine.