HOMME / FEMME  – éducation.gouv.fr –  La loi confie aux écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur, la mission de « favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation ». Le site du ministère de l’Éducation nationale présente quelques statistiques intéressantes sur les parcours scolaires comparés des filles et des garçons :

L’observation des statistiques publiées ce 8 mars 2016 par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche justifie pleinement la mobilisation de l’École pour la mixité et l’engagement des acteurs du système éducatif pour agir sur les préjugés, ouvrir à toutes et tous le champ des possibles et donner aux filles et aux garçons les meilleures chances de réalisation de leurs potentialités et de leurs aspirations.
Les garçons réussissent toujours moins bien que les filles à l’École
• Ils accèdent moins souvent au baccalauréat : en 2014, la proportion de bacheliers dans une génération approche les 72 %, celle des bachelières s’élève à 85 %. L’écart en faveur des filles se creuse à nouveau en 2014 (13 points) après s’être réduit entre 2000 (69 contre 57 %, soit 12 points d’écart) et 2012 (5 points d’écart).
• Ils l’obtiennent moins fréquemment avec une mention « bien » ou « très bien », notamment en série S : en 2014, la proportion de mentions « bien » ou « très bien » parmi les admis au baccalauréat S s’élève à 33 % pour les garçons et 38 % pour les filles. La différence entre garçons et filles est un peu plus élevée qu’à la session 2000 où elle n’était que de 3 points (13 % contre 16 %).
• Ils ont plus souvent des difficultés en lecture : en 2014, sur l’ensemble des jeunes ayant participé à la JDC (Journée défense et citoyenneté), 11 % des garçons avaient des difficultés de lecture contre 8 % des filles, soit un écart de 3 points. En 2005, l’écart était de 6 points.
• Ils sortent plus souvent de formation initiale sans diplôme : en moyenne sur les années 2011, 2012 et 2013, 17 % des hommes sortis du système éducatif sont au plus titulaires du brevet contre 12 % des femmes. Cette différence était de même ampleur sur la période 2003-2005.
Les filles n’ont pas les mêmes parcours scolaires que les garçons
• Elles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique : 66 % des filles scolarisées en troisième en 2012 ont continué en 2013 en seconde générale et technologique contre 55 % des garçons. Cette propension à poursuivre dans cette voie s’est accrue de la même manière pour les filles et les garçons (+ 6 points par rapport à 2006).
• Elles optent toujours moins souvent pour les filières scientifiques : bien qu’en augmentation de 6 points depuis 2000, la part de filles en terminales scientifiques (S, STI2D et STL) atteint à peine 42 % en 2014.
• Dans l’enseignement professionnel, les filles sont quasiment absentes des spécialités de la production : 14 % en 2014. Elles sont très majoritaires (70 % en 2014) dans les spécialités de services.
Ces différences persistent dans l’enseignement supérieur
• Les femmes sont nettement plus souvent diplômées de l’enseignement supérieur : en 2014, la part de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 30-34 ans s’élève à 48 % pour les femmes contre 39 % pour les hommes. En 2000, ces proportions respectives étaient de 29 % et 26 %.
• Elles demeurent très minoritaires parmi les ingénieurs, même si leur part a progressé de 23 % en 2000 à 29 % en 2013.
• De même, parmi les docteurs en sciences : en 2013, 39 % des titulaires d’un doctorat scientifique sont des femmes. Elles étaient 35 % en 2005.
• À diplôme équivalent et à la sortie du lycée ou de l’apprentissage, les filles s’insèrent moins bien dans l’emploi que les garçons, surtout dans le domaine de la production.

Sources : http://www.education.gouv.fr/cid99782/journee-internationale-des-droits-des-femmes.html ; http://www.education.gouv.fr/cid99783/mardi-8-mars-2016-journee-internationale-des-droits-des-femmes.htm