Une enquête sur l’absentéisme organisée par l’association des DRH des grandes collectivités a porté  sur 165 collectivités représentant 314.000 agents. La moyenne d’âge dans les collectivités répondantes était de 45,8 ans en 2016.

Le taux d’absence moyen des agents de la fonction publique territoriale s’est élevé à 8,2% en 2016 contre 7,8 % en 2015, selon le baromètre annuel de l’association des DRH des grandes collectivités, publié jeudi. Cette hausse est principalement due à l’augmentation des accidents du travail (0,87%) et des maladies ordinaires (4,42%), ces dernières représentant environ 50% du taux d’absence global. 0,37% des absences sont imputables aux maladies professionnelles et 1,4 % aux congés pour longue maladie, 1,08% aux congés longue durée.

Le taux d’absence est loin d’être uniforme. Il est de 12,1% en moyenne dans les centres communaux d’action sociale (CCAS, maisons de retraite, soins infirmiers à domicile…), de 8,5% dans les communes, de 7,3% dans les établissements publics de coopération intercommunales (EPCI, communautés de communes, d’agglomérations, métropoles, syndicats intercommunaux…), et de 7,2% dans les départements.

Les agents de catégorie C (deux tiers de l’ensemble des 1,8 million d’agents territoriaux) sont les plus concernés par les arrêts maladie avec un taux d’absence (10%) trois fois plus élevé que celui des agents des catégories A (3,7%) et deux fois plus élevé que celui des agents des catégories B (4,8%), selon ce baromètre. De fortes variations existent aussi selon les filières, celles technique et médico-sociale étant, de loin, les plus concernées.  La durée moyenne d’un arrêt maladie est de 22 jours dans les CCAS contre 17 dans les communes.

Pour lutter contre les absences, 90% des répondants jugent « bénéfiques » les actions de prévention mises en oeuvre pour lutter notamment contre les troubles musculo-squelettiques par un travail sur les gestes et postures, ainsi que sur l’ergonomie des lieux de travail. En revanche, trois-quarts d’entre eux jugent « décevantes » les contre-visites médicales et la modulation du régime indemnitaire selon le nombre de jours d’absence », note Europe 1.