Sous le titre « Les fonctionnaires trop nombreux, trop chers, trop malades ? » Chrisitan Chavagneux », du mensuel Alternatives économiques revient avec précision pour démentir  bon nombre d’idées reçues concernant les fonctionnaires. Extraits de citations de l’article du mensuel paru début novembre :

« Emmanuel Macron a promis de réduire de 120 000 le nombre de fonctionnaires. La France en a-t-elle trop par rapport aux autres pays ? Selon les calculs de Xavier Timbeau, de l’OFCE, si l’on considère toutes les personnes offrant des services publics, quel que soit leur statut, la France comptabilise 126 « fonctionnaires » pour 1 000 habitants, soit la même proportion qu’en Allemagne, au Royaume-Uni ou au Canada, mais moins qu’aux États-Unis » (…)

« Côté rémunération, en 2015, un fonctionnaire territorial percevait en moyenne 1 890 euros nets par mois, 2 240 à l’hôpital et 2 490 pour un agent de l’État, contre 2 250 euros dans le privé. Un niveau proche alors que les fonctionnaires sont plus âgés et comptent proportionnellement plus de cadres. Le gel du point d’indice entre 2010 et 2016 leur a fait perdre du pouvoir d’achat et les deux hausses de 0,6 % fin 2016 et début 2017 ne représentent qu’un faible rattrapage. Depuis le pic de 1977, avec ses 27,5 % des dépenses publiques, la part des rémunérations des fonctionnaires n’a cessé de diminuer pour atteindre 23 % en 2016. Les agents publics semblent désormais considérés uniquement comme une piste d’économies potentielles » (…)

« Enfin, les fonctionnaires sont-ils des tire-au-flanc, ce qui nécessiterait de rétablir le jour de carence (non remboursé) en cas de maladie, comme le souhaite le gouvernement ? » s’interroge Christian Chavagneux.  « En 2016, le nombre de salariés absents au moins un jour au cours d’une semaine était de 4 % dans la fonction publique, contre 3,8 % dans le privé. Avec des variations importantes : 3 % pour les fonctionnaires d’État ; 4,7 % dans la fonction publique hospitalière, en sous-effectif ; et 5,1 % dans la territoriale, avec horaires atypiques et tensions avec le public. Le baromètre Ayming sur l’absentéisme place le taux à 4,6 % dans le secteur privé, à 5 % dans le secteur de la santé et à 5,5 % dans les services, signes de métiers difficiles quel que soit le secteur ».