ENTREPRISES PUBLIQUES – Les Échos – Premier institut biomédical en Europe, il doit s’ouvrir plus à l’international. L’Inserm doit réussir à faire travailler ensemble de nombreuses disciplines, et améliorer le cadre de travail. Un article de Catherine Ducruet dans les Échos :

L’Inserm est le premier institut ¬biomédical en Europe. Son ¬budget frôle le milliard d’euros et 13.000 personnes y travaillent dans quelque 300 laboratoires, où ils côtoient des hospitalo-universitaires et des chercheurs issus du CNRS et d’autres structures acadé¬miques. Une grande galaxie dont la stratégie pour les cinq ans à venir vient d’être définie et qui est entrée en vigueur avec la nouvelle année.
Première priorité pour l’Inserm, compte tenu de l’évolution de la recherche biomédicale : le développement d’un environnement facilitant les échanges entre recherche fondamentale et recherche clinique. La pluridisciplinarité, indispensable au progrès des connais¬sances, sera elle aussi favorisée, non seulement entre les biologistes et les médecins, mais aussi avec les bio-informaticiens, les biostatisticiens, les épidémiologistes ou les généticiens.
Des programmes transversaux
Dans ce contexte, l’Inserm va identifier pour en banaliser l’usage un certain nombre de technologies jugées critiques telles que les ultrasons, la bio-informatique, la bio-impression 3D, etc. Egalement au programme, le passage¬ au digital avec la mise en œuvre dans l’ensemble des unités de recherche du « cahier de laboratoire électronique », sorte de livre de bord quotidien du chercheur.
Tout cela permettra de réaliser des programmes transversaux de recherche (microbiote, vieillissement, génétique des populations) et soutiendra les plans nationaux de santé comme le plan Cancer ainsi que les plans de recherche en santé publique (médecine génomique préventive, lutte contre la résistance bactérienne).
Mais ces défis ne pourront être relevés que si l’Inserm réussit à développer et capitaliser les compétences en son sein. Cela passe par des possibilités de carrière plus attrayantes pour les chercheurs, basées sur l’amélioration de leur processus d’évaluation.
Enfin, l’Inserm devra aussi offrir de meilleures conditions de travail et adapter sa grille de salaires s’il veut pouvoir attirer d’autres compétences (informaticiens, ingénieurs…) pour lesquelles il existe des alternatives bien rémunérées, notamment dans le monde de l’entreprise.
L’Inserm évolue dans un environnement de recherche national, européen et mondial dans lequel il doit s’inscrire. A ce titre, les équipes Inserm devront développer davantage de synergies en France avec les acteurs locaux, mais aussi accroître leur participation aux programmes européens, source d’ouverture et de financements.

Source : http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021628462647-linserm-veut-sinserer-dans-la-dynamique-mondiale-1193371.php?WVmGOJ7BRqsY16d9.99