Forte baisse de l’effectif des médecins scolaires

Forte baisse de l’effectif des médecins scolaires

L’Académie de médecine  dénombre la baisse de 20% du nombre de médecins scolaires et insiste sur le manque d’attractivité de cette activité.

Déjà, dans la suite de l’avis relatif à la politique de santé à l’école qui avait été  publié en juillet 2012, le Haut Comité à la Santé publique (HCSP) avait focalisé son attention sur les missions des infirmiers et médecins de l’éducation nationale : « les travaux disponibles mettent en avant la contribution essentielle de la médecine scolaire aux politiques d’éducation et de santé publique. Pour autant, ces actions sont limitées par une définition trop large des missions, incompatible avec les ressources humaines disponibles ; une gouvernance inadéquate à l’échelon national et régional ; une articulation insuffisante de la médecine scolaire avec la médecine de ville et la médecine hospitalière à l’échelon des territoires ; des difficultés dans le recrutement et la formation des professionnels intervenant en milieu scolaire ».

Le HCSP recommandait spécifiquement :

  • de réorganiser les missions de la médecine scolaire notamment par un recentrage des examens de santé périodiques sur deux consultations devenant réellement systématiques et par le renforcement de l’accueil individuel des enfants, à leur demande ou dans le cadre d’un problème médical spécifique ;
  • de renforcer les liens multilatéraux entre médecine scolaire, médecine de prévention territorialisée, médecine de ville et médecine hospitalière ;
  • de renforcer le rôle de la santé scolaire dans la mise en œuvre des politiques nationales et locales de santé en réorganisant sa gouvernance ;
  • de développer une culture en santé publique commune aux personnels scolaires (d’éducation et de santé) fondée notamment sur un dispositif de formations initiale et continue.

Les médecins de l’académie dénoncent aujourd’hui, rapporte le Figar,  le fait que «les visites médicales des enfants scolarisés ne sont plus assurées régulièrement». Une enquête réalisée par l’association des médecins scolaires en 2015-2016 montre qu’un enfant de 6 ans sur deux environ aurait bénéficié d’un dépistage infirmier ou d’un examen médical. Mais «en réalité, selon les départements, ces chiffres varient de 0 à 90%» note l’académie qui insiste sur la pénalisation des élèves issus de milieux défavorisés.

Autre constat, alors que les missions des médecins se multiplient, leur nombre «ne fait que décroître». Ils étaient 1035 en juin 2016, «soit un effondrement des effectifs de l’ordre de 20% depuis 2008». Le taux moyen d’encadrement, toujours en 2016, variait «de 2000 à 46 000 élèves par médecin». Et ce qui n’arrange rien, l’attractivité pour la profession de médecin scolaire «s’est fortement dégradée» souligne le rapport ces médecins étant les moins bien payés de la fonction publique.

Baisse également du nombre de médecins du travail

Comme les médecins scolaires, les le nombre des médecins du travail est également à la baisse.Le site village-justice rappelait le 7 février dernier que « le bilan 2013 des conditions de travail montrait qu’au 31 décembre 2013, l’effectif des médecins du travail s’élève à 5 048 équivalents temps plein, soit un total en baisse de 5 % par rapport à l’année précédente. La diminution d’effectif attendue pour les médecins du travail entre 2006 et 2030 est estimée à moins 62 %, passant d’un effectif de 6 139 médecins du travail en 2006 à 2 353 en 2030. » Par ailleurs, l’arrêté du 1er juillet 2013 montre qu’en moyenne, de 2013 à 2017, seuls 6 médecins du travail devaient être formés chaque année.

Bac 2016 : l’EN aide les lycéens avec  Snapchat

Bac 2016 : l’EN aide les lycéens avec Snapchat

Le compte « Quand je passe le bac » a été ouvert par l’Éducation nationale pour accompagner les lycéens avant les épreuves. des articles de RTL et du Nouvel observateur

Les épreuves du baccalauréat, c’est dans un mois., rappelle Nicolas Bamba de RTL À partir de la mi-juin, les lycéens et candidats libres plancheront sur les épreuves écrites des filières générales et professionnelles. Et à l’approche des examens, l’Éducation nationale s’engage sur le web auprès des aspirants. Après le Tumblr « Quand je passe le bac« , le ministère administré par Najat Vallaud-Belkacem a ouvert début mai un compte du même nom sur Snapchat, l’application si populaire chez les jeunes.
En suivant le compte « educationfrance » sur le réseau social, les lycéens auront accès non pas à des fiches de révisions standards mais à des GIFs humoristiques et des vidéos courtes en relation avec le baccalauréat ainsi qu’à des conseils et des informations pratiques. Entre sérieux et légèreté, « Quand je passe le bac » a pour objectif d’aider les candidats, familiers des réseaux sociaux comme Tumblr et Snapchat, en réduisant un peu leur stress habituel.

Après Facebook, Twitter, Instagram, Tumblr, Vine, Pinterest, LinkedIn…, raconte Robin Prudent, L’Education nationale débarque sur Snapchat pour aider les lycéens à réviser le bac. Une « perte de temps » pour certains professeurs.

Plus qu’un mois avant le bac. Pour encourager les lycéens à accélérer le mouvement côté révisions, le ministère de l’Education nationale a changé sa photo de profil sur Facebook.

A la place du traditionnel logo « E » violet, un petit fantôme sur fond jaune a fait son apparition. En légende, l’Education nationale invite ses lecteurs : « Rejoignez-nous sur Snapchat ».

Ce compte, baptisé « Quand je passe le bac », promet de proposer « des contenus, conseils pratiques et informations utiles durant les révisions » du bac. Une nouveauté attendue par certains :

« Si on pouvait réviser le bac sur Snapchat, tous les terminales l’obtiendraient haut la main. »

« Le bac en GIF »

Pour le moment, ce compte Snapchat se contente d’encourager les élèves à commencer leurs révisions et leur souhaite « bonne chance » pour le bac blanc.

Au service web de la Délégation à la communication du ministère, qui s’occupe de ce projet, on explique que l’essentiel des infos postées sur Snapchat provient en fait du Tumblr lancé il y a quelques semaines par l’Education nationale, en partenariat avec le site Topito. Au programme, donc :

(…)

Du côté des professeurs, les avis divergent sur cette nouvelle initiative. Mélanie Fenaert, prof de SVT au lycée, se montre assez sceptique :

« Si c’est pour donner trois conseils bateaux et s’amuser avec des gif animés, franchement, quelle perte de temps… Après, si c’est bien géré, c’est-à-dire que cela donne des conseils pertinents et des liens intéressants, vers des sites de profs, des vidéos pertinentes, des banques d’annales avec corrections, pourquoi pas. »

« On mélange tout »

C’est la notion « d’éphémère » sur ce réseau social qui gène particulièrement cette professeure de l’Académie de Versailles.

« Si l’on veut pousser les élèves à planifier et organiser leurs révisions, sachant que tous n’ont pas le même rythme, cela ne me semble pas l’outil adapté. La popularité d’un outil ne fait pas sa pertinence. »

(…)

Des professeurs craignent aussi un simple « coup de com’ » du ministère. Contactée par Rue89, une professeure en lycée professionnel a pu observer le Tumblr et les premiers « Snaps » envoyés par le ministère :

« Je suis assez perplexe. Je l’observe depuis trop peu de temps pour pouvoir juger formellement, mais j’ai des doutes sur l’intérêt. Pour les jeunes, Snapchat c’est surtout pour s’amuser. Donc j’ai l’impression qu’on se trompe de support et qu’on mélange tout. »

Sources : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/bac-2016-l-education-nationale-aide-les-lyceens-a-reviser-sur-snapchat-7783268759 ; http://rue89.nouvelobs.com/2016/05/13/snapchat-leducation-nationale-veut-faire-reviser-bac-gifs-263986

Sondage : Éducation, ce que veulent les Français

Sondage : Éducation, ce que veulent les Français

RELATIONS AU PUBLIC  – RMC – Nouveau volet de l’ opération « Objectif 2017 de RMC: ce que veulent les Français ». Objectif: dégager des propositions concrètes pour améliorer le quotidien des Français. Ce mois-ci, avec l’Institut Elabe, RMC s’est penchée sur vos propositions pour réformer l’Education nationale. Que veulent les Français pour réformer l’Education nationale? Remplacement des enseignants, carte scolaire, baccalauréat… ce mois-ci, RMC s’est penchée sur ces questions :

La majorité des Français plébiscite 7 mesures :

> Création d’une agence de remplacement des enseignants absents pour les remplacer sous 24 heures, sur le modèle des agences d’intérim (87% d’opinions favorables).

> Rendre obligatoire l’apprentissage de l’anglais dès le CP avec un professeur de langues (78% d’opinions favorables).

> Permettre aux chefs d’établissements des écoles, collèges et lycées de recruter directement les enseignants et les professeurs (71% d’opinions favorables).

> Supprimer la carte scolaire et permettre aux parents d’inscrire leurs enfants dans l’établissement scolaire public de leur choix (67% d’opinions favorables).

> Instaurer l’uniforme pour tous les élèves, du primaire au collège (58% d’opinions favorables).

> Remplacer les épreuves du baccalauréat par un contrôle continu des élèves de la seconde à la terminale ( 58% d’opinions favorables).

> Autoriser la sélection des étudiants à l’université, dès l’entrée à l’université en 1ère année de licence (57% d’opinions favorables).

D’autres mesures suscitent un rejet majoritaire

> Augmenter de 20% le salaire des 840.000 enseignants des écoles, collèges et lycées (53% d’opinions défavorables).

> Autoriser les parents et les élèves à noter les enseignants (59% d’opinions défavorables).

> Supprimer la quasi-gratuité de l’enseignement universitaire (77% d’opinions défavorables).

Sondage réalisé par Internet les 5 et 6 avril 2016 sur un échantillon de 1004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 

Pour lire l’ensemble de l’articlehttp://rmc.bfmtv.com/emission/objectif-2017-ce-que-veulent-les-francais-pour-l-education-nationale-965790.html

De la visiocommunication dans l’Éducation nationale ?

De la visiocommunication dans l’Éducation nationale ?

NOUVELLES TECHNOLOGIES – Savoirs &Connaissances – La visiocommunication s’est progressivement développée ces dernières années dans de nombreux domaines d’activité, nous explique Stephan Colin du site Savoirs et Connaissances. Plébiscitée par de nombreuses entreprises, elle s’avère être un outil aux ressources parfois insoupçonnées. Hugues de Bonnaventure, General Manager chez Lifesize France et Jean-François Raffestion, Communications Consultant, Expert to the E.U, viennent de signer une tribune commune pour favoriser l’entrée de la visiocommunication dans l’Education nationale.

« L’ère du numérique est aujourd’hui dans tous les esprits mais une technologie n’a pas encore, semble-t-il, pénétré sensiblement les pratiques de l’éducation nationale : la visiocommunication.
Alors que nous nous efforçons de travailler aujourd’hui à l’éducation de demain – nouvelles compétences requises des élèves pour en faire des adultes du 21ème siècle, nouveaux modes éducatifs tels la pédagogie inversée, les MOOCs ou les classes PECT (Pédagogie en Environnement Collaboratif et Technologique) -, que la communauté européenne redéfinit la salle de classe – le concept Future Classroom Lab de Bruxelles commence à se décliner dans un certain nombre de pays -, la France quant à elle semble très en retard en ce qui concerne l’intégration de ce type d’outil.
Ce n’est pas faute d’avoir essayé. En 2007, Xavier Darcos alors Ministre de l’Education Nationale avait lancé le projet « 1000 visio pour l’école ». Des autorités de tutelle ont alors investi pour certains établissements demandeurs, tel que le Conseil Départemental de l’Yonne pour le collège de Puisaye ; ou encore des académies comme celle de Montpellier ont pris très tôt le train de la visioconférence, l’utilisant dans de nombreuses circonstances. Dans ce contexte, un nombre assez conséquent d’expérimentations ont été lancées dans d’autres régions, comme les formations langues ou interventions d’experts en Manche Numérique, la formation à distance dans le Finistère, pour éviter aux enfants des îles du Ponant de prendre le bateau chaque jour pour venir à l’école sur le continent.
A ce jour, il est difficile de ressentir une réelle transformation de l’essai. Trop peu d’établissements sont équipés. Bien souvent la plupart des établissements sont occupés à rattraper leur retard en termes d’équipements informatiques (PC, réseau, imprimantes 3D…) ou audiovisuels (vidéoprojecteurs, tableaux blancs interactifs…). Ou malheureusement ne peuvent envisager la visioconférence, faute de budget, que sous l’angle de logiciels gratuits, tels Skype, Facetime ou Hangout, qui ne permettent pas une prise d’image et de son de l’ensemble de la classe et privent de
la possibilité de se connecter au monde de l’entreprise, pour les sessions d’expert.
Quelles peuvent en être les raisons ?
– Le coût d’investissement, qui a pu paraître comme assez prohibitif ces dernières années ;
– Le temps disponible pour les enseignants, qui ont fort à faire avec la refonte des programmes, les nouveaux sujets tels la laïcité ou le coding ;
– L’absence d’une vraie stratégie de visioconférence au sein du projet pédagogique de l’établissement, qui amènerait une prise de conscience collective;
– La difficulté liée au fait que, pendant un cours, on rajoute à la tenue de la classe et à la concentration sur le sujet enseigné, la manipulation de l’outil visio;
– La méconnaissance profonde par le corps enseignant de l’étendue des usages possibles, qu’ils soient de type pédagogiques, administratifs ou sociaux ;
– Un manque d’innovation sur ce type de technologie de la part des autorités de tutelle, Ministère, Académies, Rectorats…
3 voies semblent regrouper les diverses actions qui pourraient rattraper voire résorber notre retard
1- L’accessibilité concerne surtout l’offre constructeurs avec une proposition de coût d’acquisition et d’utilisation accessibles par les établissements de type écoles, collèges et lycées. Il convient que l’accès internet soit adéquat, tant au niveau débit que pour ce qui est des contraintes technologiques. L’offre de type Cloud arrive à point nommé pour offrir aux établissements les services tels enregistrement ou conférence à trois, en supprimant la nécessité de gros investissements en infrastructure.
2- La vulgarisation consiste à faire connaître au plus grand nombre, mais en priorité aux dirigeants des établissements, la très grande diversité d’usages de la visioconférence dans le milieu éducatif, ainsi que l’apport de l’image, afin qu’ils l’englobent dans leur projet pédagogique, pour pouvoir ainsi recueillir les fonds nécessaires auprès des autorités territoriales. C’est là une mission de la presse, ainsi que des autorités de tutelle, académies, rectorats, réseau Canopé…
3- Les services recouvrent deux domaines assez distincts :
a) l’offre de service à développer par les industriels et consultants, visant à accroître le nombre de fournisseurs de contenus pour les visites virtuelles : musées (tel le Louvre), sites d’exception (telle la tour Eiffel) , zoos, parcs d’attraction…, ainsi que les outils de mise en relation : comment trouver un établissement à l’étranger avec qui faire des sessions de pratique linguistique, ou comment entrer en relation avec un bureau d’architecture pour une session d’expert avec mon lycée technologique ?
b) L’organisation interne de l’établissement qui s’est équipé, visant à multiplier les chances de succès du projet : assurer une aide technique aux enseignants pendant l’utilisation, par un professeur de technologie, ou un élève ‘geek’, ou encore en faisant appel à la réserve citoyenne, à un parent d’élève, à un retraité. En effet, démultiplier les usages pour éviter qu’un seul enseignant intéressé ne puisse l’utiliser dans son intégralité, et qu’il quitte l’établissement sans en avoir transmis tous les usages possibles.
Sans aucun doute, le numérique peut aider l’École dans l’accomplissement de ses missions fondamentales : instruire, éduquer, émanciper et former les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils deviennent les citoyens épanouis et responsables de demain. Il permet d’améliorer l’efficacité des apprentissages en développant des pratiques pédagogiques plus adaptées aux rythmes et aux besoins de l’enfant, plus interactives et attractives, en encourageant la collaboration entre les élèves et le travail en autonomie ou encore en offrant des possibilités nouvelles pour les élèves en situation de handicap. »

Source : https://savoir.actualitte.com/article/numerique/1643/de-la-visiocommunication-dans-l-education-nationale

École : Filles et garçons, les principaux constats

École : Filles et garçons, les principaux constats

HOMME / FEMME  – éducation.gouv.fr –  La loi confie aux écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur, la mission de « favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation ». Le site du ministère de l’Éducation nationale présente quelques statistiques intéressantes sur les parcours scolaires comparés des filles et des garçons :

L’observation des statistiques publiées ce 8 mars 2016 par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche justifie pleinement la mobilisation de l’École pour la mixité et l’engagement des acteurs du système éducatif pour agir sur les préjugés, ouvrir à toutes et tous le champ des possibles et donner aux filles et aux garçons les meilleures chances de réalisation de leurs potentialités et de leurs aspirations.
Les garçons réussissent toujours moins bien que les filles à l’École
• Ils accèdent moins souvent au baccalauréat : en 2014, la proportion de bacheliers dans une génération approche les 72 %, celle des bachelières s’élève à 85 %. L’écart en faveur des filles se creuse à nouveau en 2014 (13 points) après s’être réduit entre 2000 (69 contre 57 %, soit 12 points d’écart) et 2012 (5 points d’écart).
• Ils l’obtiennent moins fréquemment avec une mention « bien » ou « très bien », notamment en série S : en 2014, la proportion de mentions « bien » ou « très bien » parmi les admis au baccalauréat S s’élève à 33 % pour les garçons et 38 % pour les filles. La différence entre garçons et filles est un peu plus élevée qu’à la session 2000 où elle n’était que de 3 points (13 % contre 16 %).
• Ils ont plus souvent des difficultés en lecture : en 2014, sur l’ensemble des jeunes ayant participé à la JDC (Journée défense et citoyenneté), 11 % des garçons avaient des difficultés de lecture contre 8 % des filles, soit un écart de 3 points. En 2005, l’écart était de 6 points.
• Ils sortent plus souvent de formation initiale sans diplôme : en moyenne sur les années 2011, 2012 et 2013, 17 % des hommes sortis du système éducatif sont au plus titulaires du brevet contre 12 % des femmes. Cette différence était de même ampleur sur la période 2003-2005.
Les filles n’ont pas les mêmes parcours scolaires que les garçons
• Elles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique : 66 % des filles scolarisées en troisième en 2012 ont continué en 2013 en seconde générale et technologique contre 55 % des garçons. Cette propension à poursuivre dans cette voie s’est accrue de la même manière pour les filles et les garçons (+ 6 points par rapport à 2006).
• Elles optent toujours moins souvent pour les filières scientifiques : bien qu’en augmentation de 6 points depuis 2000, la part de filles en terminales scientifiques (S, STI2D et STL) atteint à peine 42 % en 2014.
• Dans l’enseignement professionnel, les filles sont quasiment absentes des spécialités de la production : 14 % en 2014. Elles sont très majoritaires (70 % en 2014) dans les spécialités de services.
Ces différences persistent dans l’enseignement supérieur
• Les femmes sont nettement plus souvent diplômées de l’enseignement supérieur : en 2014, la part de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 30-34 ans s’élève à 48 % pour les femmes contre 39 % pour les hommes. En 2000, ces proportions respectives étaient de 29 % et 26 %.
• Elles demeurent très minoritaires parmi les ingénieurs, même si leur part a progressé de 23 % en 2000 à 29 % en 2013.
• De même, parmi les docteurs en sciences : en 2013, 39 % des titulaires d’un doctorat scientifique sont des femmes. Elles étaient 35 % en 2005.
• À diplôme équivalent et à la sortie du lycée ou de l’apprentissage, les filles s’insèrent moins bien dans l’emploi que les garçons, surtout dans le domaine de la production.

Sources : http://www.education.gouv.fr/cid99782/journee-internationale-des-droits-des-femmes.html ; http://www.education.gouv.fr/cid99783/mardi-8-mars-2016-journee-internationale-des-droits-des-femmes.htm