FP  : le classement des champions de l’absentéisme

FP : le classement des champions de l’absentéisme

ABSENTEISME  – Le Figaro – Les personnels du ministère de la Justice ou les troupes du ministère de l’Intérieur sont plus souvent absents que les enseignants. Un article de Caroline Beyer du Figaro :

Non, les enseignants ne sont pas les champions de l’absentéisme! Dans le monde de la fonction publique, ils sont largement devancés par les agents du ministère de la Justice, qui totalisent en moyenne 8,7 journées de «Congés de maladie ordinaire» (CMO) par an et par agent. Sur le podium, suivent les troupes du ministère du Travail (8,5), de l’économie et des finances (8,2) et de l’Intérieur (8)*.
Avec 6,6 journées, les enseignants sont donc moins absents que les policiers. Ils se situent en dessous de la moyenne pour la fonction publique. Quant aux personnels les plus présents, il faut les chercher au ministère des affaires étrangères.
Reste que les absences de profs sont scrutés de très près par les parents. Comme l’exprime la formule très imagée du Médiateur de l’Éducation nationale dans son rapport de 2013, il y a, sur ce sujet, un écart entre le «froid ressenti» et le «froid réel». Le médiateur, qui a recensé 10.000 réclamations pour cause de non-remplacement des absences, met en avant «un sujet de société», qui pose «la question de l’égalité et celle du droit des usagers». Depuis 1988, il existe d’ailleurs une jurisprudence: le Conseil d’État avait condamné l’État pour «manquement à l’obligation légale d’enseignement des matières obligatoires inscrites au programme d’enseignement». Le collégien en question avait été privé d’une matière pendant une année entière…

(…)

Lire la suite : http://premium.lefigaro.fr/conjoncture/2016/03/03/20002-20160303ARTFIG00004-absenteisme-dans-la-fonction-publique-qui-remporte-la-palme.php

Trois propositions pour sauver l’EN

Trois propositions pour sauver l’EN

REFORME – Le Monde – Fanny Arama et Raphaël Ehrsam sont tous deux enseignants. Membres du club de réflexion, « Bouger les lignes », ils ont fait trois propositions de réforme du système éducatif. Celui est selon eux, une véritable colonne vertébrale du service public français et de l’idéal républicain depuis plus d’un siècle, le système éducatif français est à bout de souffle : les performances de la France dans les études internationales s’érodent, le corps enseignant est épuisé par la détérioration du niveau des classes et des conditions d’enseignement, les parents d’élèves ont perdu confiance dans l’éducation nationale et cherchent des substituts dans le secteur privé. Les tragiques évènements du 13 novembre dévoilent également le recul, dans certaines couches sociales, de l’adhésion aux valeurs républicaines et de certains savoirs élémentaires. Des inflexions radicales, allant bien au-delà d’une énième réforme des programmes ou du temps scolaire, sont désormais incontournables pour sauver l’éducation nationale. Les trois réformes : la décentralisation du système éducatif, la multiplication des filières d’excellence et le rétablissement de l’autorité scolaire. Une tribune parue dans Le Monde :

Nos propositions sont issues d’une série d’entretiens menés auprès d’un groupe d’enseignants en collège et lycée, dans la région parisienne et en province. Passionnés par leur métier, tous sont témoins impuissants des failles du système éducatif et comme une vaste majorité de Français, ne veulent pas se résigner à son déclin.
Premièrement, dans le cadre du renforcement des compétences des régions, nous proposons d’aller plus loin dans la décentralisation du système éducatif. L’État ne peut plus être le seul garant de la qualité de l’enseignement. Il ne peut pas continuer à assurer simultanément la gestion des établissements, des élèves et des enseignants au quotidien et l’évaluation de la qualité éducative. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir l’administration fausser les résultats d’examen en simplifiant à l’extrême les grilles de correction et en remontant arbitrairement les notes des examens nationaux (brevet, bac) pour sauver les apparences. À multiplier les rôles, l’État devient schizophrène et néglige les objectifs qualitatifs fondamentaux de l’éducation nationale : transmettre un savoir riche, équilibré et utile ; permettre aux élèves d’aujourd’hui de devenir les citoyens responsables de demain.
Confions donc aux régions la gestion opérationnelle de l’enseignement secondaire. Celles-ci auront autorité sur tous les établissements scolaires, les corps enseignant et administratif. Elles pourront décider de l’organisation pédagogique en lien avec les établissements de leur ressort, aménager librement les parcours scolaires et les dotations horaires, procéder à l’allocation des moyens selon les priorités définies au niveau local. L’État se recentrera sur la définition d’objectifs éducatifs nationaux ambitieux et vérifiera qu’ils sont atteints, sous le contrôle de la représentation nationale. Cela impliquerait notamment la contractualisation d’objectifs et de moyens avec les régions, la pré-sélection des enseignants par concours, l’évaluation impartiale de la qualité du système éducatif par l’organisation des examens nationaux et la réalisation d’évaluations indépendantes des établissements.
Deuxièmement, pour encourager l’égalité des chances et maintenir l’enseignement public à la pointe de l’innovation, nous proposons non pas de faire disparaître les filières d’excellence mais au contraire de les multiplier, partout sur le territoire. Des classes d’excellence doivent être développées dans chaque établissement, en tenant compte des spécificités et des besoins locaux, tant dans l’enseignement général que dans les filières technologiques et artisanales, professionnelles, culturelles ou sportives. Une multiplication qui engendrera forcément une diversification des filières, laissant une large place à des enseignements spécialisés et à l’initiative des établissements.
Cette multiplication de filières singularisantes doit être conciliée avec une capacité à décloisonner les établissements et les parcours individuels : inciter un élève à approfondir ses domaines de prédilection ne signifie pas l’y enfermer. Il doit pouvoir réévaluer et réorienter son parcours à intervalle régulier, en accord avec le corps enseignant.
Enfin, il faut engager d’urgence un plan de rétablissement de la sérénité dans les salles de classe et rétablir l’autorité de l’institution scolaire. (…)

Pour lire l’article : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/02/trois-propositions-pour-sauver-l-education-nationale_4875039_3232.html#Kl6UYLpPKlWmhPil.99

Mobilisation limitée chez les fonctionnaires

Mobilisation limitée chez les fonctionnaires

CONFLIT  – Les Échos –  Côté fonction publique (5,6 millions d’agents), entre 110 et 120 manifestations ont été organisées en France, auxquelles étaient appelés à se joindre les enseignants, mobilisés contre la réforme du collège. La CGT a évoqué entre « 130 000 et 150 000 manifestants » mobilisés pour le pouvoir d’achat. Toutefois, Les grèves dans la fonction publique le mardi 26 janvier, ont été peu suivies, sauf dans les collèges, note Leila de Comarmond, dans les Échos :

Les taxis ont monopolisé l’attention médiatique mardi du fait des violences, mais ils n’étaient pas les seuls à protester dans la rue. Les fonctionnaires, et plus particulièrement les enseignants, étaient appelés à faire grève et à manifester. L’intersyndicale qui appelait à protester contre la réforme des collèges a mobilisé plus que les fois précédentes, mais dans des proportions toutefois relativement limitées.
Le SNES, premier syndicat du secondaire, a comptabilisé un enseignant sur deux en grève dans les collèges. « Il serait indispensable de ne pas rouvrir les discussions », a estimé sa co-secrétaire générale, Frédérique Rolet. Le ministère de l’Education n’a, lui, comptabilisé que 22,32 % de grévistes dans les collèges. Mais le fait marquant de cette mobilisation est que la protestation a été très disparate. Cela veut dire que la réforme aura du mal à passer dans certains établissements.
Le mouvement a beaucoup moins pris chez les professeurs des écoles : 12,24 % d’absents selon le ministère de l’Education, 30 % selon le SNUipp, premier syndicat dans le primaire. Ils étaient appelés à cesser le travail pour faire monter la pression avant l’ouverture, le mois prochain, de discussions pour réévaluer primes et salaires.
La ministre se dit interpellée
Sur la question des rémunérations, une autre mobilisation était organisée ce mardi , par trois des huit fédérations syndicales de la fonction publique – CGT, FO et Solidaires, qui s’adressaient à l’ensemble des agents de l’Etat, des collectivités territoriales et des hôpitaux. « Elle a rassemblé la plus forte mobilisation dans la fonction publique depuis l’élection de François Hollande », s’est félicitée la CGT, annonçant « des premiers taux de grévistes qui atteignent les 30%, voire les dépassent, et avec entre 130 et 150.000 manifestants » dans toute la France. Du côté du ministère de la Fonction publique, les chiffres étaient très en retrait.
Du côté du ministère de la Fonction publique, les chiffres étaient très en retrait. Selon ses estimations à 17 heures mardi, les taux de participation à la grève étaient de 5,78 % dans la fonction publique hospitalière, de 4,60 % dans la fonction publique territoriale et de 10,32 % dans la fonction publique de l’Etat. La moyenne y est relevée par les 13,03 % de grévistes dans l’Éducation nationale. La participation à la mobilisation a en revanche été limitée à 8,62 % dans les autres ministères et à 4,25 % chez les exploitants publics.
Marylise Lebranchu n’a cependant pas minoré le mouvement. « Le simple fait qu’il y ait appel à la grève interpelle la ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation », a-t-elle affirmé, tout en prévenant : « Il n’y aura pas une grosse augmentation du point d’indice [qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires] parce que nous sommes dans une situation difficile. »

Source : http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021650310204-mobilisation-limitee-chez-les-fonctionnaires-1195362.php?ZHexHFWq3t26dRBe.99

26 janvier : La Société des agrégés soutient la grève

26 janvier : La Société des agrégés soutient la grève

CONFLIT – Savoirs et Connaissances – Ce mardi 26 janvier 2016 sera un nouveau jour de grève dans le secondaire afin de protester contre la réforme du collège. La société des Agrégés soutient le mouvement. Un article de Victor De Sepausy sur le site Savoirs et Connaissances :

Pour l’intersyndicale (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEPFO, la CGT, la CGT de l’enseignement privé, le SNALC, le SNCL, le SIES, la CFE-CGC, le SUNDEP-Solidaires et SUD) mobilisée contre la réforme du collège, il s’agit d’alerter une nouvelle fois le ministère sur les réticences des personnels à appliquer les textes déjà publiés.
Cependant, ce même jour, de nombreuses fédérations syndicales de la fonction publique appellent aussi à manifester pour demander des revalorisations salariales. Les deux messages risquent donc de se télescoper avec, en définitive, un manque de lisibilité pour le grand public.
C’est une situation que regrette la Société des agrégés qui, dans un communiqué, « rappelle son opposition déterminée à une réforme du collège qui ne corrige en rien les défauts du système actuel mais les aggrave.
Elle dénonce la précipitation du Ministère à mettre en œuvre simultanément une nouvelle répartition des enseignements qui désorganisera les établissements et le renouvellement des programmes des quatre niveaux du collège, sans tenir compte des mises en garde de la majorité des professeurs.
Ces mesures, qui se traduisent notamment par une réduction du nombre d’heures d’enseignement disciplinaire, réduiront les possibilités d’accès à la connaissance et à la culture, accroîtront encore les inégalités et nuiront aux élèves les plus démunis qui n’ont d’autre recours que l’école. »

Source : https://savoir.actualitte.com/article/analyses/1502/la-societe-des-agreges-soutient-la-greve-du-26-janvier-contre-la-reforme-du-college

L’ubérisation favorise les inégalités scolaires

L’ubérisation favorise les inégalités scolaires

NOUVELLES TECHNOLOGIES – SLATE – « Des start-ups envahissent le marché des cours particuliers, pris de plus en plus facilement par des étudiants de plus en plus qualifiés, toujours au bénéfice des enfants les plus favorisés »: Louise Touret s’inquiéte de l’ubérisation, sur le site Slate

Le marché des cours particuliers en France c’est, tenez-vous bien, 40 millions d’heures de cours chaque année, 1,5 milliards d’euros (celui de l’Éducation nationale c’est 65 milliards) en moyenne 1.500 euros par famille, ainsi que nous l’apprenait l’ex Centre d’analyse stratégique (aujourd’hui France Stratégie) en 2013.
À ce sujet il faut absolument lire le très instructif ouvrage d’Arnaud Parienty School business: les chiffres détaillés par ce professeur d’économie sont franchement effrayants, et pas seulement pour les «petits cours». Qu’on soit scolarisé dans le privé ou le public, des cours particuliers aux prépas privées (il y en a pour préparer Science Po comme pour préparer le concours d’aide soignante… ou de professeur des écoles) la réussite scolaire peut revenir très cher.
On peut évidemment se désoler que ce marché soit si juteux: que l’école ne suffise pas et que les plus aisés puissent ajouter à l’avantage culturel, l’avantage économique. Mais ni l’Éducation nationale ni ses enseignants ne semblent être en mesure de réagir face à ces abus. Plus les enfants grandissent, plus l’angoisse scolaire monte et les dépenses avec. Dans une société où les diplômes initiaux jouent le rôle de sésame pour la réussite, l’école devient un univers concurrentiel. Tout comme le marché des cours particulier qui évolue à vitesse grand V.
Petites annonces sur Le Bon Coin pour des cours particuliers
Traditionnellement les familles qui cherchent des cours particuliers ont plusieurs solutions. Les petites annonces (de la boulangerie de votre quartier au Bon coin, site sur lequel on trouve pléthore de cours), avec une mise en relation gratuite. Les organismes comme Acadomia, le Cours Legendre ou Complétude… Ils ne donnent pas le choix du professeur, les tarifs sont plus élevés (jusqu’à 75 euros chez Acadomia).
Enfin, certains professeurs de l’Éducation nationale proposent aussi des cours, surtout dans les disciplines scientifiques. Notons que de nombreux collèges organisent un suivi des devoirs avec des assistants pédagogiques après les cours et même, parfois, le mercredi après-midi.
A partir du moment où ils sont donnés à domicile, les cours particuliers donnent droit à un crédit d’impôt, comme on peut le lire sur le site d’Acadomia:
«En tant que particulier, au titre de l’emploi d’une personne à domicile et dans les conditions posées par l’article 199 sexdécies du CGI (sous réserve de modifications de la législation), vous pouvez bénéficier: si vous êtes imposable: de 50% de réduction d’impôt, sur les heures de cours effectuées à votre domicile et sur les frais d’inscription. Si vous êtes non imposable: de 50% de crédit d’impôt, sur les heures de cours effectuées à votre domicile et sur les frais d’inscription. Ainsi une heure de cours à 34 € vous revient à 17 € après réduction ou crédit d’impôt.»
C’est une des conséquences de la loi Borloo (2005), véritable aubaine pour les entreprises de cours particuliers qui avancent toutes cet avantage fiscal comme un argument de vente.
L’aide scolaire est donc considérée comme un service de personne à personne, auquel on fait appel au gré de besoins momentanés. Comme pour les transports (Über, Blablacar) l’hôtel (Airb’nb) ou les sites de location de matériel de bricolage ou de femme de ménage, le secteur éducatif a aujourd’hui ses sites de mise en relation entre particuliers. Exemple: Studizen, qui propose d’échanger et de vendre, oui vendre, des notes de cours.
Meetic de l’éduc
J’ai pu échanger avec les représentants de deux entreprises de ce type: Superprofs et Clevermate. Il s’agit de plateformes de mise en relation avec des professeurs. Le système est simple: les utilisateurs paient un droit d’entrée (c’est gratuit pour les professeurs putatifs) et peuvent consulter les profils de profs. Chez ces Meetic de l’éducation, on choisit les enseignants en fonction de leur discipline, de leurs prix, de leur(s) diplôme(s) et… éventuellement de leur bonne tête puisqu’on peut voir leur photo. Les élèves ou les familles peuvent aussi évaluer les professeurs/ répétiteurs et laisser des appréciations sur le réseau.
Interrogé il y a quelques semaine, Simon Azoulay en charge de la stratégie digitale de Superprofs revendiquait déjà un certain succès:
«En septembre 2015, nous étions la plus grande communauté qualifiée de professeurs particuliers en France: 250 000 professeurs disponibles sur tout le territoire. Nous accueillons 400.000 visites mensuelles, et comptons 450.000 membres.»
Pour info Acadomia emploie 20.000 «professeurs particuliers». Mais, chez Superprof, on ne parle plus de famille, d’élève, de prof mais de «communauté». Cela convient mieux à l’ambiance 2.0 que la plateforme donne souhaite donner au vieux cours particulier.
Quant au slogan de Clevermate, je vous laisse juge: «on a tous besoin de soutien» et visiblement, surtout dans les matières scientifiques, 70% des cours donnés par les enseignants de la plateforme concerne ces disciplines.
Super profs nous donne aussi plein d’informations sur ce marché: la moyenne nationale serait de 21,50 euros. Les cours sont plus chers en région parisienne, les hommes font payer en moyenne un euro de plus que les femmes et un quart des cours payants seraient donnés à des professeurs à leurs propres élèves. Pareil, je vous laisse juge.
Le prix c’est justement l’atout des plateforme. Elles se disent moins chers que les gros acteurs du secteurs. Pas de coûts fixes, une simple interface. Et un argument choc: la démocratisations des cours particuliers. C’est ce que m’a expliqué Jules Autelin, cadre chez Clevermate.
Externalisation
Le modèle de ces plateformes est simple. Chez Superprofs comme chez Clevermate, les clients paient un droit d’entrée. Ensuite il n’y a plus de frais. Sauf si on passe en mode premium avec des services supplémentaires.
Concernant le recrutement des enseignants. Si vous êtes diplômés de quelque chose vous pouvez proposer vos services!
Jules Autelin m’a expliqué le processus de sélection de ses enseignants. La plateforme n’accepte que des étudiants de grandes écoles:«On externalise la certification du niveau».
Ils ont été triés par l’Éducation nationale (et de ce fait admis en classe préparatoire) et obtenu un concours. Il n’y a pas d’étudiants d’université proposés sur le site, qui met sans complexe, au cas où vous n’auriez pas compris, une photo du fronton de l’ancien bâtiment de l’école Polytechnique sur son site afin que les visiteurs puissent lire ce nom prestigieux.
Derrière tout cela, un discours presque social: les étudiants, dont certains auraient peu de moyens, financent leurs études en donnant des cours.
Ironie
L’angoisse scolaire est-elle au cœur de la démarche? Certainement. Jules Autelin le confirme:
«Les mamans [sic] que j’ai au téléphone demande parfois des cours dans trop de disciplines, nous sommes obligé de les réfréner. Et, pour certains élèves c’est davantage un luxe qu’une nécessité.»
Des étudiants brillants mais modestes, qui ont besoin d’argent pour financer leurs études vont aider les élèves dont les parents peu regardant à la dépense, à prendre un avantage scolaire grâce aux moyens financiers de leur famille. Triste ironie de notre «méritocratie scolaire», favorisée par l’ubérisation de l’économie.
Source : http://www.slate.fr/story/112843/uberisation-education