Contrat Amazon-Canopé ; inquiétudes des éditeurs

Contrat Amazon-Canopé ; inquiétudes des éditeurs

FORMATION  – LivresHebdo – Des formateurs du réseau Canopé vont expliquer aux enseignants l’autoédition de manuels numériques sur Kindle ce qui suscite l’inquiétude des éditeurs scolaires. Le contrat signé entre Amazon et le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques Canopé pour l’organisation de six ateliers d’initiation à l’autoédition « suscite stupéfaction, incompréhension et de nombreuses interrogations » chez les éditeurs scolaires selon un communiqué du Syndicat national de l’édition (SNE) envoyé le 15 mars. Un article sur le site LivreHebdo :

« Kindle Direct Publishing, le service d’autoédition d’Amazon et Réseau Canopé, opérateur public du ministère de l’Education nationale, lancent des ateliers d’initiation à l’autoédition » expliquaient les deux partenaires dans un communiqué commun publié la semaine dernière. « Ces ateliers permettront à la communauté éducative de réaliser et publier des projets éditoriaux à caractère éducatif via l’utilisation de Kindle Direct Publishing » poursuivaient-ils.
« L’autoédition serait-elle devenue la solution pour s’affranchir de l’édition d’éducation au moment où elle met tout en œuvre pour accompagner la réforme des programmes applicable à la rentrée prochaine et le plan numérique voulu par le Président de la République? » s’interroge en réponse le communiqué du SNE.
Alors que cette réforme de toutes les disciplines dans tous les niveaux va exiger d’eux une mobilisation sans précédent « la priorité des enseignants serait-elle de se former à l’autopublication pour qu’ils « éditent » eux-mêmes les supports pédagogiques? » poursuivent les éditeurs.
Inquiétudes (…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.livreshebdo.fr/article/contrat-amazon-canope-le-sne-interpelle-le-ministere-de-leducation-nationale

De la visiocommunication dans l’Éducation nationale ?

De la visiocommunication dans l’Éducation nationale ?

NOUVELLES TECHNOLOGIES – Savoirs &Connaissances – La visiocommunication s’est progressivement développée ces dernières années dans de nombreux domaines d’activité, nous explique Stephan Colin du site Savoirs et Connaissances. Plébiscitée par de nombreuses entreprises, elle s’avère être un outil aux ressources parfois insoupçonnées. Hugues de Bonnaventure, General Manager chez Lifesize France et Jean-François Raffestion, Communications Consultant, Expert to the E.U, viennent de signer une tribune commune pour favoriser l’entrée de la visiocommunication dans l’Education nationale.

« L’ère du numérique est aujourd’hui dans tous les esprits mais une technologie n’a pas encore, semble-t-il, pénétré sensiblement les pratiques de l’éducation nationale : la visiocommunication.
Alors que nous nous efforçons de travailler aujourd’hui à l’éducation de demain – nouvelles compétences requises des élèves pour en faire des adultes du 21ème siècle, nouveaux modes éducatifs tels la pédagogie inversée, les MOOCs ou les classes PECT (Pédagogie en Environnement Collaboratif et Technologique) -, que la communauté européenne redéfinit la salle de classe – le concept Future Classroom Lab de Bruxelles commence à se décliner dans un certain nombre de pays -, la France quant à elle semble très en retard en ce qui concerne l’intégration de ce type d’outil.
Ce n’est pas faute d’avoir essayé. En 2007, Xavier Darcos alors Ministre de l’Education Nationale avait lancé le projet « 1000 visio pour l’école ». Des autorités de tutelle ont alors investi pour certains établissements demandeurs, tel que le Conseil Départemental de l’Yonne pour le collège de Puisaye ; ou encore des académies comme celle de Montpellier ont pris très tôt le train de la visioconférence, l’utilisant dans de nombreuses circonstances. Dans ce contexte, un nombre assez conséquent d’expérimentations ont été lancées dans d’autres régions, comme les formations langues ou interventions d’experts en Manche Numérique, la formation à distance dans le Finistère, pour éviter aux enfants des îles du Ponant de prendre le bateau chaque jour pour venir à l’école sur le continent.
A ce jour, il est difficile de ressentir une réelle transformation de l’essai. Trop peu d’établissements sont équipés. Bien souvent la plupart des établissements sont occupés à rattraper leur retard en termes d’équipements informatiques (PC, réseau, imprimantes 3D…) ou audiovisuels (vidéoprojecteurs, tableaux blancs interactifs…). Ou malheureusement ne peuvent envisager la visioconférence, faute de budget, que sous l’angle de logiciels gratuits, tels Skype, Facetime ou Hangout, qui ne permettent pas une prise d’image et de son de l’ensemble de la classe et privent de
la possibilité de se connecter au monde de l’entreprise, pour les sessions d’expert.
Quelles peuvent en être les raisons ?
– Le coût d’investissement, qui a pu paraître comme assez prohibitif ces dernières années ;
– Le temps disponible pour les enseignants, qui ont fort à faire avec la refonte des programmes, les nouveaux sujets tels la laïcité ou le coding ;
– L’absence d’une vraie stratégie de visioconférence au sein du projet pédagogique de l’établissement, qui amènerait une prise de conscience collective;
– La difficulté liée au fait que, pendant un cours, on rajoute à la tenue de la classe et à la concentration sur le sujet enseigné, la manipulation de l’outil visio;
– La méconnaissance profonde par le corps enseignant de l’étendue des usages possibles, qu’ils soient de type pédagogiques, administratifs ou sociaux ;
– Un manque d’innovation sur ce type de technologie de la part des autorités de tutelle, Ministère, Académies, Rectorats…
3 voies semblent regrouper les diverses actions qui pourraient rattraper voire résorber notre retard
1- L’accessibilité concerne surtout l’offre constructeurs avec une proposition de coût d’acquisition et d’utilisation accessibles par les établissements de type écoles, collèges et lycées. Il convient que l’accès internet soit adéquat, tant au niveau débit que pour ce qui est des contraintes technologiques. L’offre de type Cloud arrive à point nommé pour offrir aux établissements les services tels enregistrement ou conférence à trois, en supprimant la nécessité de gros investissements en infrastructure.
2- La vulgarisation consiste à faire connaître au plus grand nombre, mais en priorité aux dirigeants des établissements, la très grande diversité d’usages de la visioconférence dans le milieu éducatif, ainsi que l’apport de l’image, afin qu’ils l’englobent dans leur projet pédagogique, pour pouvoir ainsi recueillir les fonds nécessaires auprès des autorités territoriales. C’est là une mission de la presse, ainsi que des autorités de tutelle, académies, rectorats, réseau Canopé…
3- Les services recouvrent deux domaines assez distincts :
a) l’offre de service à développer par les industriels et consultants, visant à accroître le nombre de fournisseurs de contenus pour les visites virtuelles : musées (tel le Louvre), sites d’exception (telle la tour Eiffel) , zoos, parcs d’attraction…, ainsi que les outils de mise en relation : comment trouver un établissement à l’étranger avec qui faire des sessions de pratique linguistique, ou comment entrer en relation avec un bureau d’architecture pour une session d’expert avec mon lycée technologique ?
b) L’organisation interne de l’établissement qui s’est équipé, visant à multiplier les chances de succès du projet : assurer une aide technique aux enseignants pendant l’utilisation, par un professeur de technologie, ou un élève ‘geek’, ou encore en faisant appel à la réserve citoyenne, à un parent d’élève, à un retraité. En effet, démultiplier les usages pour éviter qu’un seul enseignant intéressé ne puisse l’utiliser dans son intégralité, et qu’il quitte l’établissement sans en avoir transmis tous les usages possibles.
Sans aucun doute, le numérique peut aider l’École dans l’accomplissement de ses missions fondamentales : instruire, éduquer, émanciper et former les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils deviennent les citoyens épanouis et responsables de demain. Il permet d’améliorer l’efficacité des apprentissages en développant des pratiques pédagogiques plus adaptées aux rythmes et aux besoins de l’enfant, plus interactives et attractives, en encourageant la collaboration entre les élèves et le travail en autonomie ou encore en offrant des possibilités nouvelles pour les élèves en situation de handicap. »

Source : https://savoir.actualitte.com/article/numerique/1643/de-la-visiocommunication-dans-l-education-nationale

Trois propositions pour sauver l’EN

Trois propositions pour sauver l’EN

REFORME – Le Monde – Fanny Arama et Raphaël Ehrsam sont tous deux enseignants. Membres du club de réflexion, « Bouger les lignes », ils ont fait trois propositions de réforme du système éducatif. Celui est selon eux, une véritable colonne vertébrale du service public français et de l’idéal républicain depuis plus d’un siècle, le système éducatif français est à bout de souffle : les performances de la France dans les études internationales s’érodent, le corps enseignant est épuisé par la détérioration du niveau des classes et des conditions d’enseignement, les parents d’élèves ont perdu confiance dans l’éducation nationale et cherchent des substituts dans le secteur privé. Les tragiques évènements du 13 novembre dévoilent également le recul, dans certaines couches sociales, de l’adhésion aux valeurs républicaines et de certains savoirs élémentaires. Des inflexions radicales, allant bien au-delà d’une énième réforme des programmes ou du temps scolaire, sont désormais incontournables pour sauver l’éducation nationale. Les trois réformes : la décentralisation du système éducatif, la multiplication des filières d’excellence et le rétablissement de l’autorité scolaire. Une tribune parue dans Le Monde :

Nos propositions sont issues d’une série d’entretiens menés auprès d’un groupe d’enseignants en collège et lycée, dans la région parisienne et en province. Passionnés par leur métier, tous sont témoins impuissants des failles du système éducatif et comme une vaste majorité de Français, ne veulent pas se résigner à son déclin.
Premièrement, dans le cadre du renforcement des compétences des régions, nous proposons d’aller plus loin dans la décentralisation du système éducatif. L’État ne peut plus être le seul garant de la qualité de l’enseignement. Il ne peut pas continuer à assurer simultanément la gestion des établissements, des élèves et des enseignants au quotidien et l’évaluation de la qualité éducative. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir l’administration fausser les résultats d’examen en simplifiant à l’extrême les grilles de correction et en remontant arbitrairement les notes des examens nationaux (brevet, bac) pour sauver les apparences. À multiplier les rôles, l’État devient schizophrène et néglige les objectifs qualitatifs fondamentaux de l’éducation nationale : transmettre un savoir riche, équilibré et utile ; permettre aux élèves d’aujourd’hui de devenir les citoyens responsables de demain.
Confions donc aux régions la gestion opérationnelle de l’enseignement secondaire. Celles-ci auront autorité sur tous les établissements scolaires, les corps enseignant et administratif. Elles pourront décider de l’organisation pédagogique en lien avec les établissements de leur ressort, aménager librement les parcours scolaires et les dotations horaires, procéder à l’allocation des moyens selon les priorités définies au niveau local. L’État se recentrera sur la définition d’objectifs éducatifs nationaux ambitieux et vérifiera qu’ils sont atteints, sous le contrôle de la représentation nationale. Cela impliquerait notamment la contractualisation d’objectifs et de moyens avec les régions, la pré-sélection des enseignants par concours, l’évaluation impartiale de la qualité du système éducatif par l’organisation des examens nationaux et la réalisation d’évaluations indépendantes des établissements.
Deuxièmement, pour encourager l’égalité des chances et maintenir l’enseignement public à la pointe de l’innovation, nous proposons non pas de faire disparaître les filières d’excellence mais au contraire de les multiplier, partout sur le territoire. Des classes d’excellence doivent être développées dans chaque établissement, en tenant compte des spécificités et des besoins locaux, tant dans l’enseignement général que dans les filières technologiques et artisanales, professionnelles, culturelles ou sportives. Une multiplication qui engendrera forcément une diversification des filières, laissant une large place à des enseignements spécialisés et à l’initiative des établissements.
Cette multiplication de filières singularisantes doit être conciliée avec une capacité à décloisonner les établissements et les parcours individuels : inciter un élève à approfondir ses domaines de prédilection ne signifie pas l’y enfermer. Il doit pouvoir réévaluer et réorienter son parcours à intervalle régulier, en accord avec le corps enseignant.
Enfin, il faut engager d’urgence un plan de rétablissement de la sérénité dans les salles de classe et rétablir l’autorité de l’institution scolaire. (…)

Pour lire l’article : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/02/trois-propositions-pour-sauver-l-education-nationale_4875039_3232.html#Kl6UYLpPKlWmhPil.99

Prof en 2 jours. Mais j’ai adoré

Prof en 2 jours. Mais j’ai adoré

CONTRACTUEL – Le Nouvel Observateur – Contrairement à ce que l’on pourrait penser, donner un cours n’est pas réservé à ceux qui ont réussi un concours. Au collège ou au lycée, certains remplaçants sont de simples contractuels, parfois sans la moindre expérience. C’est le cas de Jean Chapon (nom d’emprunt), en reconversion professionnelle, qui a passé deux semaines dans la peau d’un prof. Son témoignage, dans le Nouvel Observateur :

J’ai souvent pensé à devenir « prof ». Cette idée a même été mon premier projet professionnel post-bac. Alors avec mon bac de sciences économiques et sociales en poche et mon inscription validée en fac d’économie gestion, le chemin me semblait tout tracé : une licence (eh oui, c’était avant la « masterisation »), le Capes de sciences économiques et sociales et finalement, l’enseignement. Mais les études supérieures m’ont poussé à aller voir d’autres horizons et à travailler dans d’autres secteurs.
Mais voilà, dix ans après avoir fini mes études et multiplié les expériences dans le milieu journalistique, j’ai décidé de revenir à mes premières amours.
Ce n’est pas rien. Je n’ai aucune connaissance de la réalité de ce métier, dont le rôle social est primordial. Je me lance dans la préparation du Capes via le Cned (Centre national d’enseignement à distance) et me dis qu’une confrontation au terrain pourrait être positive, ne serait-ce que pour vérifier que mon choix de réorientation professionnel va me plaire.
Inscription, entretien, CDD
Une simple inscription sur le site de l’académie souhaitée – Créteil pour ma part, qui regroupe les départements de la Seine-et-Marne, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis (et qui est sans surprise plus en demande de professeurs remplaçants que l’académie de Paris) – et un rendez-vous est fixé avec l’inspecteur en charge du recrutement des « contractuels ».
Loin du statut de fonctionnaire, c’est un CDD, comme on en trouve partout. Aucun dépaysement pour moi, c’est un entretien comme on peut en faire dans le secteur privé, qui se conclut par ma « validation en tant que professeur remplaçant ». Je suis dans le vivier, on va faire appel à moi. Fantastique.
Un appel et je commence dans deux jours
L’appel ne tarde pas. Un poste m’est proposé. Je dois donner des cours d’éco à des secondes et des terminales ES. Quand même.
Il faut vite que je contacte le lycée qui est dans le besoin. Le jour-même, je rencontre le chef d’établissement, un professeur de la matière qui avait pallié en partie l’absence de son collègue (au prix de nombreuses heures supplémentaires). Il me prête immédiatement ses cours pour que je m’inspire. Je commence dans deux jours. Ça va vite, peut-être même trop.
J’ai les compétences théoriques requises pour le poste, je n’ai aucune inquiétude sur ce point. Mais la pédagogie… Il semblerait que cette notion pourtant si importante, s’apprenne sur le tas. Tant mieux. De toute façon, je ne suis pas moins bien loti qu’un étudiant suivant la filière spécialisée, visiblement la pédagogie n’est pas au cœur du concours de recrutement des professeurs. Alors c’est parti.
Je suis comme les élèves, j’apprends
(…)

Profs absents : qu’a fait l’Éducation nationale ?

Profs absents : qu’a fait l’Éducation nationale ?

ABSENTÉISME – 20 Minutes – Selon la FCPE, les élèves auraient manqué au moins 6.000 jours de classe dans 57 départements depuis la rentrée de septembre…
C’est un éternel conflit entre les parents et l’Education nationale : le non-remplacement des enseignants absents. La FCPE a jeté le feu aux poudres ce vendredi 19 février, en affirmant que les élèves du premier et du second degré auraient manqué au moins 6.000 jours de classe dans 57 départements depuis la rentrée de septembre et même plus vraisemblablement près de 10.000. Un article de Delphine Bancaud, dans le quotidien 20 Minutes :

Ces chiffres qui ne peuvent être confirmés par la rue de Grenelle, le ministère n’ayant pas encore de remontées fiables sur le sujet. « Mais même en prenant la fourchette haute de 10.000 journées d’écoles manquées donnée par le FCPE et en le ramenant aux 30 millions de journées de classe assurées depuis la rentrée rien que pour le premier degré, on arrive à un chiffre de 0,03 % de journées de classe pas remplacées », explique à 20 minutes le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem.
Les absences de courtes durées, la vraie plaie
Ne pouvant nier ce problème de non-remplacement des enseignants qui revient chaque année, le ministère reconnaît « des difficultés ponctuelles par endroits ». Les mois de janvier et de février sont d’ailleurs traditionnellement ceux qui enregistrent le plus grand nombre de congés maladie chez les enseignants, dus en partie aux virus saisonniers. Et dans certaines académies, comme celle de Créteil par exemple, le taux d’absentéisme des enseignants est souvent plus important qu’ailleurs, en raison des difficultés d’exercice dans certains endroits. Le principal fléau est les absences de courte durée des enseignants. Car si le système éducatif couvre 96 % des absences toutes durées confondues, 80 % de celles qui ne sont pas remplacées sont de courte durée. Il en effet difficile pour les académies de remplacer au pied levé un enseignant dont on apprend l’absence le jour même.
Pour tenter de limiter la casse, le gouvernement a créé 2.172 postes de remplaçants depuis son arrivée au pouvoir en 2012. Et si ces créations étaient timides en début de quinquennat (378 en 2013), elles se sont accélérées ensuite (783 postes crées en 2014 et 1.011 en 2015). Ce qui fait qu’aujourd’hui, 8 % des enseignants du premier degré sont affectés aux remplacements. « Si les mêmes chiffres ne sont pas disponibles pour le second degré, on sait néanmoins qu’entre 2003 et 2014, le taux d’heures non assurées pour le second degré a chuté de 25 % », explique-t-on au ministère. Ainsi en 2014-2015, 2,9 % des heures de classe n’ont pas été effectuées faute de remplaçant, contre 3,9 % en 2003-2004.
Le problème loin d’être résolu
(…)

La suite de l’article : http://www.20minutes.fr/societe/1790263-20160219-education-nationale-fait-gouvernement-mieux-remplacer-profs-absents