+ 800 euros : retraite plus favorable dans le public

+ 800 euros : retraite plus favorable dans le public

RETRAITE  – Tout sur la retraite –  L’écart de pensions entre les salariés du secteur privé et du secteur public uni-pensionnés, c’est-à-dire qui n’ont connu qu’un seul statut professionnel durant leur carrière, avoisine 800 euros par mois. Un différentiel déterminé par les calculs de Toutsurmesfinances.com, effectués à partir de la dernière enquête de la Drees (1) publiée le 28 avril 2016 et portant sur les retraités français résidant dans l’Hexagone ou à l’étranger au 31 décembre 2014. Un article du site Tout sur la retraite :

1.180 euros pour un salarié versus 2.210 euros pour un fonctionnaire. Dans le détail, explique Jean-Philippe Dubosc, les 8,06 millions de salariés retraités uni-pensionnés ont perçu en moyenne 1.180 euros de retraite mensuelle (pensions de base et complémentaires confondues) en 2014. Les 210.000 salariés agricoles retraités uni-pensionnés ont, eux, touché 540 euros par mois, toujours cette année-là. Soit 1.164 euros par mois en moyenne pondérée (2) pour les salariés du privé.
Du côté du secteur public, le montant moyen de la retraite mensuelle des 900.000 fonctionnaires civils d’Etat s’est élevé en 2014 à 2.210 euros, celui des 230.000 militaires à 1.670 euros et celui des 330.000 agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière à 1.410 euros. Soit une moyenne pondérée de 1.944 euros par mois pour les salariés du public uni-pensionnés. En comparant avec leurs homologues du privé, on arrive ainsi à une différence de 780 euros par mois. Rapportée sur 20 ans (la durée moyenne de retraite), elle atteint 187.200 euros !

Près de 200.000 euros d’écart sur 20 ans

Le « gap » est encore plus important si l’on prend en compte tous les actifs du public et du privé, toujours uni-pensionnés. En ajoutant les 330.000 agents des régimes dits « spéciaux » retraités qui ont travaillé en grande majorité dans des établissements ou des entreprises publics (EDF, SNCF, RATP, Banque de France…) et qui perçoivent une pension moyenne de 2.020 euros par mois, le montant moyen pondéré de la retraite mensuelle publique est porté à 1.958 euros (voir tableau).
A l’inverse, en prenant en compte les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales), le montant moyen de la retraite mensuelle privée est abaissé à 1.136,50 euros. On arrive à un écart de 821,50 euros par mois. Le manque à gagner du côté privé grimpe alors à 197.100 euros sur 20 ans de retraite.

Des règles de calcul différentes

(…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.toutsurlaretraite.com/retraite-environ-800-euros-par-mois-d-ecart-entre-le-public-et-le-prive.html#ycAq3PQYHDWRDJFz.99

 

iFrap : les agents publics doivent cotiser à l’Unedic !

iFrap : les agents publics doivent cotiser à l’Unedic !

PROTECTION SOCIALE – iFrap – Lundi 22 février, se sont ouvert plusieurs semaines de négociations difficiles sur l’Assurance-Chômage, entre le patronat et les syndicats qui vont devoir s’entendre sur de nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs. L’Unedic anticipe un déficit de 4,2 milliards d’euros pour 2016, pour une dette de 30 milliards d’euros. Autre débat, qui doit cotiser ? La Fondation iFRAP rappelle que les employeurs publics et les agents publics de France ne cotisent pas à l’assurance chômage (excepté 1% de solidarité sur la rémunération de base des agents hors primes à comparer aux 6,4% de cotisation du privé). Cette situation est, selon elle, contraire à l’esprit de solidarité qui demande aux personnes employées en CDI de cotiser pour les intérimaires et les intermittents. Cette prise de position de la Fondation très libérale intervient au moment où le financement de l’Unedic pose à nouveau problème, du fait de la croissance du nombre de chômeurs. Mais également dans une longue période de gel des salaires dans les fonctions publiques. Un article de Samuel-Frédéric Servière :

La Fondation iFRAP propose de faire cotiser l’ensemble des employeurs et salariés du secteur public, afin d’apporter environ 8 milliards d’euros de cotisations additionnelles à l’Unedic par an. L’indemnisation des chômeurs du secteur public (contractuels et ex-titulaires) ne devrait pas s’élever à plus de 2,3 milliards d’euros pour l’assurance chômage. Le ratio est donc très favorable pour améliorer les comptes financiers du chômage.
Aujourd’hui, le statut de l’indemnisation chômage des agents du secteur public relève essentiellement de trois textes : deux circulaires n°2012-01 du 3 janvier 2012, et du 21 février 2011 (modifiée) relatives à l’indemnisation du chômage des agents du secteur public, ainsi que la convention du 2 septembre 2011 relative à la délégation de la gestion de l’indemnisation du chômage des agents de l’Etat, enfin la circulaire DGOS/RH3 n°2015-261 du 29 juillet 2015 relative à la sortie du régime d’assurance chômage des établissements de santé. Ces trois textes viennent rappeler et préciser les cas dans lesquels une délégation de gestion à Pôle emploi est possible, et sous quelles modalités, mais aussi comment adhérer éventuellement pour les employeurs publics locaux, hospitaliers ou les établissements publics sur option au régime de droit commun pour leurs contractuels.

(…)

Pour lire le reste de l’article : http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/chomage-pourquoi-employeurs-et-agents-publics-doivent-cotiser-lunedic

Enquête de la DARES sur les conditions de travail

Enquête de la DARES sur les conditions de travail

CONDITIONS DE TRAVAIL  – Le Figaro / Les Echos – La Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du Ministère du Travail a publié le 24 décembre un rapport qui compare les conditions de travail ressenties par les effectifs du secteur public et du secteur privé.

« A chaque profession, ses problèmes particuliers » résume le Figaro dans son édition du 24 décembre : « Etudiant les conditions de travail ressenties par les effectifs du secteur privé et des trois secteurs de la fonction publique (Etat, territoriale et hospitalière), le rapport montre que chaque profession détient son lot d’avantages et de lourds inconvénients. En voici les chiffres les plus intéressants, résumee Octave Hocher :

La fonction publique hospitalière, un secteur très exigeant

Les agents de la fonction publique hospitalière semblent faire face à des conditions particulièrement difficiles. Ils sont tout d’abord les plus nombreux à avoir des horaires atypiques car 70% des salariés travaillent, même occasionnellement, le samedi et 40% le dimanche, des chiffres bien supérieurs à la moyenne. Les employés de la fonction publique hospitalière sont également les moins nombreux à déclarer disposer d’assez de temps pour effectuer correctement leur travail (61%) et indiquent également ne pas disposer d’un assez grand nombre de collaborateurs. Ils sont également les plus nombreux à subir des comportements hostiles de la part des usagers, avec 45% des agents en ayant subi en 2013.

L’agriculture et la construction sont les métiers les plus exigeants physiquement

Les agriculteurs sont les personnes déclarant le plus subir des contraintes physiques intenses, à hauteur de 64%, dans le cadre de leur travail. Ils se disent ainsi très exposés à des risques de blessure ou d’accident (88.4%), déclarent pour 78,1% d’entre eux devoir se tenir longtemps debout et effectuent de nombreux mouvements douloureux ou fatiguants. Les employés du secteur de la construction sont eux 63% à déclarer subir des contraintes physiques intenses et spécialement le fait de porter et déplacer des charges lourdes (65,6%).

Le commerce, un métier plus dur psychologiquement

Si l’on met à part la fonction publique hospitalière, les exigences émotionnelles et la violence au travail concernent tout particulièrement les métiers du commerce. En effet, 34,1% des employés du commerce déclarent ainsi devoir cacher leurs émotions ou faire semblant d’être de bonne humeur, et 38,4%, soit le chiffre le plus élevé du secteur privé, disent avoir vécu au moins un comportement hostile au cours de l’année 2013. Les métiers de commerce sont également les plus concernés du secteur privé par des agressions, qu’elle soient verbales, physiques ou sexuelles.

Public/privé: pas les mêmes soutiens dans le travail

Étonnamment, lorsque les employés rencontrent des cas de travail délicats ou compliqués, les agents se tournent vers des personnes différentes selon qu’ils soient du privé ou du public. Ainsi, dans le secteur privé, 67% des salariés déclarent être aidés par leur supérieur hiérarchique en cas de problème contre 61% dans la fonction publique. A l’inverse, ils sont 85% dans le secteur public à se tourner vers leurs collègues en cas de problème, contre 78% dans le secteur privé. Un soutien entre collègues qui culmine même à 91,6% dans la fonction publique hospitalière !

Dans Les Echos du 24 décembre, Marie Bellan pointe que «  L’enquête, menée depuis 1978, ne recoupe toutefois pas tous les facteurs de pénibilité listés par le gouvernement dans sa réforme. La mesure de leur intensité n’est en outre pas superposable avec les durées et les seuils fixés par décret pour le compte pénibilité. Enfin, les agents de la fonction publique ne sont par ailleurs pas concernés par la réforme de la pénibilité.

Exposition au bruit, aux produits dangereux

Si 35 % de l’ensemble des salariés déclarent subir au moins une de ces contraintes, c’est le cas de 64 % des salariés agricoles, de 63 % dans la construction et de 52 % des agents de la fonction publique hospitalière (FPH). Pour l’exposition au bruit (défini comme « ne pas pouvoir entendre une personne placée à deux ou trois mètres »), on retrouve là encore dans une large proportion (au moins 30 %) des salariés de l’agriculture et de la construction dont l’environnement professionnel est peuplé de machines très bruyantes. Idem pour l’industrie. Ce sont ces trois mêmes secteurs qui sont très touchés par le fait de respirer des fumées ou des poussières.

En revanche le contact avec des produits dangereux est beaucoup plus souvent signalé par les hospitaliers, de même que les risques infectieux (83 % à l’hôpital), dans la mesure où le contact avec des malades est le cœur de métier de ces agents.

Travail le dimanche

Concernant les horaires atypiques, 48 % des salariés travaillent le samedi (y compris occasionnellement). Ce chiffre, déjà important, atteint 70 % à l’hôpital et 65 % dans le commerce et les transports. Quant au travail le dimanche, il concerne 64 % des personnels hospitaliers et 40 % des salariés de l’agriculture, contre 28 % en moyenne. Pour le travail de nuit, ce sont les conducteurs de véhicule, les policiers et les infirmières et aides-soignants qui sont en première ligne.

Le personnel hospitalier est aussi très impacté par une intensité du travail souvent élevée qui se manifeste par plusieurs paramètres. C’est le secteur où l’on déclare le plus fréquemment ne pas pouvoir interrompre momentanément son travail quand on le souhaite, ou devoir faire face à une quantité de travail excessive. Des éléments qui expliquent en partie le mouvement de grève des urgentistes qui a eu lieu en début de semaine.

Sources :

Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/12/24/09005-20141224ARTFIG00119-privepublic-quelles-differences-dans-les-conditions-de-travail.php

Les Echos : http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0204038288898-le-travail-penible-est-concentre-sur-quelques-secteurs-1078105.php

Elections : le décompte de la DGAFP

Elections : le décompte de la DGAFP

ELECTIONS – DGAFP – Dans son bilan du 15 décembre, la DGAFP, rend publics les chiffres officiels des élections qui se sont déroulées dans les fonctions publiques du 18 novembre au 4 décembre 2014 (ainsi qu’auprès des fonctionnaires de La Poste, d’Orange et d’autres organismes).

Les élections pour les Comités techniques concernaient ainsi l’ensemble des agents publics soit 5,2 millions d’électeurs appelés à voter pour leurs représentants dans 5 600 comités techniques. 2,8 millions d’agents publics ont participé au vote, soit un taux de participation pour l’ensemble de la fonction publique de 52,8%.

La participation a été plus élevée dans la fonction publique territoriale (54,9%) que dans la fonction publique de l’Etat  (52,3%) et plus faible dans la fonction publique hospitalière (50,2%).Hors ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche et comités consultatifs

ministériels de l’enseignement privé, le taux de participation de la FPE s’élève à 72,7%.»

Lors des dernières élections pour les comités techniques en 2008-2011, le taux de participation avait été de 53,0% dans la FPE, 59,1% dans la FPT et et 51,0% dans la FPH. Au total, la participation recule de 1,8 point.

Les positions respectives des organisations syndicales dans l’ensemble des trois versants de la fonction publique ne sont pas modifiées par rapport aux dernières élections professionnelles. La CGT obtient 23,1% des voix (-2,4 points par rapport aux élections précédentes).

La CFDT est en seconde position avec 19,3% (+0,3 point) suivie de FO (18,6% ; +0,5 point), de l’UNSA (10,4% ; +1,1 point), de FSU (7,9% ; -0,3 point) et de Solidaires (6,8% ; +0,3 point). La CFTC et la CGC recueillent respectivement 3,3% et 2,9% des voix.

Dans la fonction publique de l’État, FO totalise 17,0% (+0,4 point), la FSU 15,6% (-0,3 point), l’UNSA 14,8% (+0,8 point), la CFDT 14,0% (-0,6 point) et la CGT 13,4% (-2,4 point). Solidaires et la CGC obtiennent respectivement 9,0% et 5,5% des voix.

Dans la fonction publique territoriale, la CGT obtient 29,5% (-3,4 points), la CFDT 22,3% (+0,4 point), FO 17,7% (+0,3 point) et l’UNSA 8,2% (+1,9 point). Solidaires, avec 3,6% (+0,7 point) dépasse légèrement la CFTC (3,5% ; -1,2 point) et FSU (3,3%, +0,2 point).

Dans la fonction publique hospitalière, la CGT obtient 31,7% des voix (-1,9 point), la CFDT 25,0% (+0,6) et FO 23,8% (+1,0). Solidaires perd 0,4 point à 8,5% et l’UNSA gagne 0,7 point à 5,0%.

Source :  http://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statistiques/stats-rapides/Resultat_elections_9_dec_2014.pdf

4 décembre 2014 : une élection clef pour la CGT

4 décembre 2014 : une élection clef pour la CGT

Les Échos – FONCTION PUBLIQUE -Premières élections de représentativité de la fonction publique ce jeudi 4 décembre. L’enjeu est majeur pour la CGT, en baisse dans nombre de bastions publics.
C’est une élection professionnelle d’une ampleur sans précédent qui va se dérouler jeudi. Plus de 5 millions de fonctionnaires sont appelés à voter pour désigner leurs représentants syndicaux dans les quelque 25.000 organes de concertation de la fonction publique. C’est une première : les agents de l’Etat et des hôpitaux avaient déjà voté en même temps en 2011, Ceux des collectivités locales seront aussi concernés cette fois-ci. Résultat : mar di 9 décembre, on devrait disposer de la première photographie complète des forces syndicales de la fonction publique.
Ce scrutin, dont le taux de participation sera déterminant, revêt une importance majeure pour les huit syndicats de la fonction publique. Mais c’est sur le score de la CGT que le suspense est le plus fort. La centrale est de loin le premier syndicat dans la fonction publique. A 25,4 % en cumulant les élections de 2011 dans la fonction publique d’Etat et dans les hôpitaux avec celles de 2008 dans la territoriale, elle avait 6 points d’avance sur FO (19,1 %) et 7 points d’avance sur la CFDT (18,1 %).
Tout l’enjeu pour la CGT est de pouvoir afficher une progression de son influence dans ce bastion majeur du secteur public. Il l’est d’autant plus que, dans les autres, la tendance n’est pas vraiment à la hausse… Chez les cheminots, la CGT a encore perdu 2 points en mars, à 35,6 %. A EDF et GDF, elle n’en finit pas non plus de baisser et doit sa place de plus en plus aux retraités (lire ci-dessous). Chez Orange, le syndicat vient de confirmer aux élections de représentativité la perte de sa première place. Dans ces trois cas, les contre-performances s’expliquent par un décalage avec les évolutions du monde du travail d’une CGT qui ne veut pas voir que les problèmes des salariés ne se réduisent pas au rêve de rejoindre la cohorte des agents protégés par leur statut. Et on ne peut plus dire que la centrale est débordée sur sa gauche : ce ne sont plus les syndicats protestataires qui progressent, mais les réformistes. Le cas d’Orange, où la CFDT l’a dépassée, est significatif : la CGT persiste à communiquer sur le nom de France Télécom, alors que les salariés ont tourné la page, y compris une grande masse de fonctionnaires. Cela a aussi une incidence sur la performance du syndicat dans la fonction publique : sa perte d’influence chez les fonctionnaires d’Orange et La Poste a neutralisé ces dernières années le mouvement de légère hausse tendancielle du score de la CGT dans le reste de la fonction publique.

Lepaon peu présent sur le terrain
Cette tendance montre a contrario que pour jeudi l’organisation a des cartes en main. « Ils ont signé certains accords, notamment celui qui renforce les droits des agents non titulaires, tout en mobilisant, et ils ont des troupes militantes très actives… », note un fin connaisseur du sujet qui estime que « la CGT peut progresser ». Ce ne sera en tout cas pas grâce au secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon. Rassemblements, visites de services, ses homologues de la CFDT et de FO ont multiplié les déplacements en province, comme l’avait d’ailleurs fait en 2011, le précédent leader cégétiste, Bernard Thibault. Son successeur s’en est tenu au service minimum : quatre meetings régionaux organisés dans le cadre de la campagne électorale par ses syndicats de fonctionnaires. Et les révélations sur le montant des travaux dans le logement de fonction et le bureau de Thierry Lepaon ainsi que la gestion de ces affaires par la direction de la centrale n’auront pas non plus aidé les équipes cégétistes dans la campagne électorale.

Source : www.lesechos.fr