Nouvelle concertation sur la formation

Nouvelle concertation sur la formation

FORMATION  – La Gazette des Communes –  Des discussions sur la mise en place du compte personnel de formation (CPF) et du compte personnel d’activité (CPA) dans la fonction publique seront organisées dans les mois à venir, a annoncé la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, mardi 12 avril 2016.La nouvelle concertation sur le développement des compétences et l’accompagnement des parcours professionnels.  Elle comprendra trois volets.La première partie de la concertation, qui se déroulera en mai et juin (trois réunions), a trait aux outils et droits de la formation continue. Un bilan de la réforme introduite parla loi du 2 février 2007, qui a créé le droit individuel à la formation notamment, sera opéré. Un article d’Agathe Vovard dans la Gazette des Communes :

« Le diagnostic est à peu près partagé par le ministère et les organisations syndicales d’un système qui ne fonctionne pas très bien », témoigne Julien Fonte, représentant FSU, interrogé par La Gazette.« Nous disposons pour la territoriale d’un récent rapport de l’inspection générale de l’administration. Pour cette concertation, la volonté ne semble pas de réexaminer la réforme dans son ensemble, mais plutôt de relancer des processus qui ont échoué, tels que le droit individuel à la formation, la validation des acquis de l’expérience ou encore les bilans de compétences », observe Jean-Jacques Pavelek, représentant CGT.« L’enjeu est désormais affiché par la ministre de transposer le CPF dans la fonction publique, indique également Julien Fonte. Nous n’avons pas d’opposition sur le principe mais il faut qu’il soit adapté au statut. Il s’agira également de ne pas aller vers l’individualisation à l’extrême ; la formation est un droit collectif. »

Des propositions sur le CPA « au second semestre » 2016

La ministre a également annoncé durant cette réunion que le compte personnel d’activité (CPA), actuellement en cours de discussion dans le cadre du projet de loi « travail », ferait l’objet de discussions avec les syndicats. « Sur la base de ces discussions, je vous présenterai mes propositions sur ce sujet au second semestre », a indiqué Annick Girardin.« Nous ne voyons pas bien pour le moment l’intérêt d’une transposition dans la fonction publique du CPA mais il faudra discuter des modalités. La ministre a indiqué qu’il n’était pas forcément nécessaire de le transposer sans modifications étant donné les particularités de la fonction publique. Nous verrons bien ce qu’il ressort des discussions », commente Jean-Jacques Pavelek. A noter : les représentants des syndicats et des employeurs aborderont aussi la question des objectifs de la formation professionnelle tout au long de la vie.

« La formation doit aussi aider à la mobilité, au développement des projets personnels, insiste Julien Fonte. On observe une sorte de recentrage des formations sur l’adaptation au poste, etc. avec peu de possibilités d’ouverture. Il faut aussi noter que certains agents se voient refuser des formations car leurs employeurs ne peuvent pas les remplacer… »

Professionnalisation des modes de recrutement et formation initiale

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Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.lagazettedescommunes.com/437527/lancement-dune-nouvelle-concertation-sur-la-formation-dans-la-fonction-publique/

Contrat Amazon-Canopé ; inquiétudes des éditeurs

Contrat Amazon-Canopé ; inquiétudes des éditeurs

FORMATION  – LivresHebdo – Des formateurs du réseau Canopé vont expliquer aux enseignants l’autoédition de manuels numériques sur Kindle ce qui suscite l’inquiétude des éditeurs scolaires. Le contrat signé entre Amazon et le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques Canopé pour l’organisation de six ateliers d’initiation à l’autoédition « suscite stupéfaction, incompréhension et de nombreuses interrogations » chez les éditeurs scolaires selon un communiqué du Syndicat national de l’édition (SNE) envoyé le 15 mars. Un article sur le site LivreHebdo :

« Kindle Direct Publishing, le service d’autoédition d’Amazon et Réseau Canopé, opérateur public du ministère de l’Education nationale, lancent des ateliers d’initiation à l’autoédition » expliquaient les deux partenaires dans un communiqué commun publié la semaine dernière. « Ces ateliers permettront à la communauté éducative de réaliser et publier des projets éditoriaux à caractère éducatif via l’utilisation de Kindle Direct Publishing » poursuivaient-ils.
« L’autoédition serait-elle devenue la solution pour s’affranchir de l’édition d’éducation au moment où elle met tout en œuvre pour accompagner la réforme des programmes applicable à la rentrée prochaine et le plan numérique voulu par le Président de la République? » s’interroge en réponse le communiqué du SNE.
Alors que cette réforme de toutes les disciplines dans tous les niveaux va exiger d’eux une mobilisation sans précédent « la priorité des enseignants serait-elle de se former à l’autopublication pour qu’ils « éditent » eux-mêmes les supports pédagogiques? » poursuivent les éditeurs.
Inquiétudes (…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.livreshebdo.fr/article/contrat-amazon-canope-le-sne-interpelle-le-ministere-de-leducation-nationale

Prof en 2 jours. Mais j’ai adoré

Prof en 2 jours. Mais j’ai adoré

CONTRACTUEL – Le Nouvel Observateur – Contrairement à ce que l’on pourrait penser, donner un cours n’est pas réservé à ceux qui ont réussi un concours. Au collège ou au lycée, certains remplaçants sont de simples contractuels, parfois sans la moindre expérience. C’est le cas de Jean Chapon (nom d’emprunt), en reconversion professionnelle, qui a passé deux semaines dans la peau d’un prof. Son témoignage, dans le Nouvel Observateur :

J’ai souvent pensé à devenir « prof ». Cette idée a même été mon premier projet professionnel post-bac. Alors avec mon bac de sciences économiques et sociales en poche et mon inscription validée en fac d’économie gestion, le chemin me semblait tout tracé : une licence (eh oui, c’était avant la « masterisation »), le Capes de sciences économiques et sociales et finalement, l’enseignement. Mais les études supérieures m’ont poussé à aller voir d’autres horizons et à travailler dans d’autres secteurs.
Mais voilà, dix ans après avoir fini mes études et multiplié les expériences dans le milieu journalistique, j’ai décidé de revenir à mes premières amours.
Ce n’est pas rien. Je n’ai aucune connaissance de la réalité de ce métier, dont le rôle social est primordial. Je me lance dans la préparation du Capes via le Cned (Centre national d’enseignement à distance) et me dis qu’une confrontation au terrain pourrait être positive, ne serait-ce que pour vérifier que mon choix de réorientation professionnel va me plaire.
Inscription, entretien, CDD
Une simple inscription sur le site de l’académie souhaitée – Créteil pour ma part, qui regroupe les départements de la Seine-et-Marne, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis (et qui est sans surprise plus en demande de professeurs remplaçants que l’académie de Paris) – et un rendez-vous est fixé avec l’inspecteur en charge du recrutement des « contractuels ».
Loin du statut de fonctionnaire, c’est un CDD, comme on en trouve partout. Aucun dépaysement pour moi, c’est un entretien comme on peut en faire dans le secteur privé, qui se conclut par ma « validation en tant que professeur remplaçant ». Je suis dans le vivier, on va faire appel à moi. Fantastique.
Un appel et je commence dans deux jours
L’appel ne tarde pas. Un poste m’est proposé. Je dois donner des cours d’éco à des secondes et des terminales ES. Quand même.
Il faut vite que je contacte le lycée qui est dans le besoin. Le jour-même, je rencontre le chef d’établissement, un professeur de la matière qui avait pallié en partie l’absence de son collègue (au prix de nombreuses heures supplémentaires). Il me prête immédiatement ses cours pour que je m’inspire. Je commence dans deux jours. Ça va vite, peut-être même trop.
J’ai les compétences théoriques requises pour le poste, je n’ai aucune inquiétude sur ce point. Mais la pédagogie… Il semblerait que cette notion pourtant si importante, s’apprenne sur le tas. Tant mieux. De toute façon, je ne suis pas moins bien loti qu’un étudiant suivant la filière spécialisée, visiblement la pédagogie n’est pas au cœur du concours de recrutement des professeurs. Alors c’est parti.
Je suis comme les élèves, j’apprends
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Apprenti dans la fonction publique, c’est possible !

Apprenti dans la fonction publique, c’est possible !

APPRENTIS – L’Étudiant – L’apprentissage repart à la hausse ! Le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social a annoncé, jeudi 4 février 2016, une augmentation de 2,1 % des nouveaux contrats. De son côté, François Hollande avait fixé dès janvier des objectifs ambitieux de recrutement d’apprentis dans la fonction publique. Voici 7 infos à retenir pour en profiter. Un article d’Étienne Gless dans l’Étudiant.fr

1. Le nombre de places d’apprentis à la hausse en septembre 2016
L’apprentissage dans le secteur public est peu connu, et c’est normal. On ne compte aujourd’hui qu’environ 13.000 apprentis. Mais leur nombre progresse : 2.178 apprentis ont été recrutés à la rentrée de septembre 2015, 10.000 sont prévus à la rentrée de septembre 2016, selon l’objectif fixé par François Hollande. Une voie de formation et d’accès à l’emploi à ne pas négliger donc.

2. Les administrations et services publics recrutent déjà
Le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) recherche en ce moment un apprenti graphiste pour sa direction de la communication et de l’information institutionnelle. Si vous avez déjà un profil bac pro ou bac techno et maîtrisez la chaîne graphique et les logiciels type Illustrator ou Photoshop, vous intéressez le gendarme de l’audiovisuel ! De son côté, l’Agence régionale de santé de Corse (rattachée au ministère de la Santé) recherche un apprenti assistant manager. Le job ? Accueil téléphonique, gestion de planning, organisation de réunions et de déplacements des directeurs… Ces offres de contrat et bien d’autres sont diffusées sur la bourse interministérielle de l’emploi public (BIEP), rubrique apprentissage.

3. Des postes surtout dans les collectivités locales

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Pour lire la suite du dossier : http://www.letudiant.fr/alternance/alternance-et-apprentissage/bon-plan-apprenti-dans-la-fonction-publique-c-est-possible-comment-en-profiter.html

Quelles formations pour un emploi public réussi ?

Quelles formations pour un emploi public réussi ?

FORMATION – Le Nouvel Observateur –  Malgré les restrictions budgétaires, le secteur public reste créateur d’emplois. A condition de justifier d’une réelle compétence technique. Un article de Stéphanie Condis, sur son blog L’OBS :

Le fonctionnariat n’est plus un long fleuve tranquille. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les doléances des spécialistes de la formation de nos vaillants agents publics. « Les métiers évoluent, les missions se transforment et les réformes se succèdent », explique François Chambon, directeur de l’IRA de Metz, l’un des cinq instituts régionaux d’administration qui forment chaque année 350 cadres sup de l’Etat. « Nos étudiants ont du mal à se ¬projeter », reconnaît Jean-Christophe Lapouble, directeur des études du CPAG de Sciences-Po Bordeaux. « Entendre en permanence qu’il faut diminuer le train de vie de l’Etat n’est pas très enthousiasmant ! », tempère Yvon Alain, directeur de l’IRA de Bastia.
Faudrait-il s’écarter des carrières publiques ? Non, bien sûr. Car si l’Etat se recentre sur ses fonctions régaliennes – conception et contrôle, finance et gestion – déléguant de plus en plus couramment l’exécution des tâches techniques au privé, les recrutements devraient se maintenir. Au niveau local, collectivités territoriales, mairies, conseils régionaux, intercommunalité restent créatrices d’emplois. « Les politiques d’aménagement du territoire se renforcent et offrent de bons débouchés : développeur économique, chef de projet foncier, directeur de l’urbanisme.
Il y a également des besoins dans le numérique et l’environnement : chefs de projet de systèmes d’information cartographique ou de milieu aquatique, ingénieurs voirie… », détaille Christophe Lepage, directeur de l’observation prospective des emplois au Centre national de la fonction publique territoriale.
Et en période de vaches maigres, où l’Etat ne cesse de réduire l’enveloppe allouée aux collectivités territoriales, l’analyse financière et les RH constituent aussi un bon filon. « On cherche des chargés de projet en gestion prévisionnelle des emplois et compétences, des conseillers en organisation ou encore des acheteurs publics, contrôleurs de gestion, chargés de l’évaluation des politiques publiques, métiers dont on parlait très peu il y a 15 ans », constate Christophe Lepage.
Des missions de terrain, et à fortes responsabilités, bien plus gratifiantes qu’on ne l’imagine. Comme en témoigne Julian Poux, diplômé du master finances des collectivités territoriales à l’université de Bourgogne, aujourd’hui chef de service fiscalité et prospectives à Marseille Provence Métropole, heureux de faire œuvre utile avec nos deniers : « Il faut trouver de nouvelles recettes en optimisant la fiscalité, gérer au mieux la dette mais aussi repenser
Sébastien, 23 ans, aime le droit, mais il voulait « de l’action ». Il a choisi le master juriste conseil des collectivités territoriales de l’université Panthéon-Assas, préparé en alternance : « L’apprentissage rassure, or peu de masters le proposent. » Un cursus réputé et doté d’un bon réseau.
A peine diplômé, et déjà dans le grand bain, Sébastien a obtenu un long CDD en tant que chargé de commande publique, sans cesse sur la brèche pour obtenir le meilleur, au meilleur prix : « La communauté Paris-Saclay bouge beaucoup car l’objectif est de créer un pôle d’excellence scientifique international autour de grands groupes, universités, centres de recherche, un ensemble comparable à une mini-Silicon Valley. »
Son objectif à lui est déjà bien rempli : « Je voulais vraiment travailler sur les marchés publics faisant émerger de grands projets pour l’intérêt commun. » Si son CDD d’un an renouvelable se déroule bien, Sébastien espère devenir titulaire, un rêve qui implique de réussir le concours d’attaché territorial.
LES MEILLEURS DIPLÔMES
Bac +5
♦ CPAG (centre de préparation à l’administration générale) des Instituts d’études politiques, IPAG (instituts de préparation à l’administration générale).
♦ A l’université¬: masters droit ou gestion des collectivités, finance des collectivités territoriales (Bourgogne), juriste conseil des collectivités territoriales (Paris-II).

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/diplomes/20160127.OBS3482/fonction-publique-les-metiers-evoluent-les-missions-se-tranforment.html