Les chiffres-clés de la Fonction publique

Les chiffres-clés de la Fonction publique

L’édition 2016 du projet de rapport sur l’état de la fonction publique a été présentée aux organisations syndicales le 10 novembre dernier, lors de la séance plénière du Conseil commun de la fonction publique.

Si l’on additionne les agents  de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière,  la France compte 5,4 millions d’agents, soit 72 personnes pour 1.000 habitants en moyenne. Les agents, parmi lesquels 62% de femmes, sont dans 70,6% des cas des fonctionnaires civils et 17,3% des contractuels. Les autres sont militaires (5,5%) ou relèvent d’autres catégories ou statuts (6,6%), comme par exemple les enseignants et documentalistes dans les établissements privés sous contrat. Les agents des fonctions publiques représentent 20% de l’emploi total en France, selon le rapport 2016 qui se base sur les chiffres arrêtés au 31 décembre 2014.

Chiffres-clés

  • 1,895 million d’agents travaillent dans la FPT (34,8 % de l’emploi public) : les 3/4 dans les régions, départements et communes, et 1/4 dans les EPA locaux.
  • 9 % des agents sont en catégorie A (dont 0,6 % en A+), 14 % en B et 76 % en C
  • Moyenne d’âge de 44,6 ans
  • 61% de femmes
  • Salaire net mensuel moyen : 1 877 euros
  • Évolution en 2014 du salaire net moyen : 0,8 %
  • 33 167 nouvelles pensions de retraite attribuées à des titulaires

Les effectifs repartent à la hausse après une pause :

En hausse continue depuis les années 1980, les effectifs de la fonction publique, soit environ 20% de l’emploi total en France, s’étaient stabilisés pour la première fois en 2008. Hormis un léger rebond en 2009 (+0,4%), cet arrêt s’était poursuivi en 2010 et 2011 avec une baisse du nombre d’employés. Depuis, les effectifs ont repris leur hausse.

Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, quelque 150.000 postes ont été supprimés, notamment pa rla Révision générale des politiques publiques (RGPP) lancée en 2007, et dont la mesure phare était le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d’Etat. Sous le quinquennat de François Hollande, les effectifs repartent à la hausse, avec cependant moins d’agents dans la fonction publique d’État : les agents de la fonction publique d’État sont au nombre de 2,4 millions, soit 8000  de moins qu’en 2013.

Rémunération :

Côté rémunération, le salaire net mensuel moyen s’établit à 2.205 euros, contre 2.202 euros dans le privé, et le salaire net médian (la moitié gagne moins, l’autre plus) à 1.957 euros contre 1.783 euros dans le privé.

Les salaires moyens des agents de la FPT sont les plus bas, fonctionnaires et salariés confondus, et près de 1,4 fois inférieurs à ceux de la fonction publique d’Etat. Le salaire net mensuel moyen des territoriaux s’établissait en 2013, à 1 851 euros contre 2 469 euros pour les agents de l’Etat, 2 186 euros dans la fonction publique hospitalière et 2 202 euros dans le secteur privé. Alors, mal payés les territoriaux ?

Les bas salaires de la fonction publique, note la Gazette des Communes,  sont supérieurs à ceux du secteur privé. Les 10 % des agents les moins bien rémunérés touchent un salaire net de 1 359 euros, contre 1 200 euros dans le privé, soit un écart de 13,3 %. Inversement, les salaires sont moins élevés dans le public que dans le privé, si l’on prend en considération les plus hautes rémunérations. Elles atteignent 3 544 euros mensuel pour les salariés, contre 3 212 euros pour les fonctionnaires.

Globalement, les salaires apparaissent moins disparates dans le public : en 2013, le rapport entre le salaire net des 10 % les mieux rémunérés et celui des 10 % les moins bien payés était de 2,36 dans la fonction publique, contre 2,95 dans le secteur privé.Le salaire net moyen des femmes dans la territoriale s’élevait, en 2013, à 1 769 euros, soit environ 200 euros de moins que les hommes. Cette différence de 11 % est la plus faible comparée aux autres fonctions publiques et au secteur privé. L’écart est en effet de 29 % dans la fonction publique hospitalière, de 17 % à l’État et de 24 % dans le privé.

La situation des contractuels : les contractuels ont connu des évolutions de salaires moins favorables. Ainsi dans la fonction publique territoriale, le salaire net moyen dans la FPT s’établissait, tous emplois et catégories confondus, à 1 877 euros par mois en équivalent – temps plein. Soit, selon l’Insee, une augmentation de 0,8 % en euros constants par rapport à 2013.Mais les titulaires ont vu leur rémunération progresser en moyenne de 1,4 % en euros constants pendant que les contractuels voyaient leurs revenus baisser de 1,3 %.

Sources : La Gazette des Communes, Europe 1

 

Le FN veut séduire le secteur de la santé

Le FN veut séduire le secteur de la santé

POLITIQUE  – RTL –  Le Front national à la conquête du monde de la santé. En présence de Marine Le Pen, le parti d’extrême droite lance, mardi 17 mai à Paris, son « collectif des usagers de la santé ». Cette nouvelle structure entre dans la stratégie de développement du programme présidentiel du FN pour 2017. Dans sa quête d’exercice du pouvoir, le parti cherche à se positionner et se faire entendre sur des sujets qui concernent les Français mais ne relèvent pas des thèmes régaliens, son domaine de prédilection. Un article de Julien Absalon, sur le site de RTL :

Lors de son séminaire de début février dans l’Essonne, il tenait ainsi à souligner sa volonté mettre « en lumière » certains aspects de son programme politique « encore trop méconnus », relatait les Échos. Cela concernait notamment « le soutien aux TPE-PME, la justice fiscale et les questions de santé publique ». C’est pourquoi le parti a récemment multiplié la création de ce genre de collectifs. Outre celui sur la santé, neuf existent déjà : « Marianne » pour les étudiants, « Audace » pour les jeunes actifs, « Racine » pour les enseignants, « Belaud Argos » pour les animaux, « Croissance Bleu Marine » pour les PME mais aussi « Nouvelle Écologie », « Culture Liberté et Création » et enfin « Mer et Francophonie ».

Le FN séduit dans les hôpitaux

En l’occurrence, la santé est un enjeu majeur pour le Front national. Il aurait même sans doute tort de tourner le dos à ce domaine, compte tenu de l’influence grandissante dont il fait preuve auprès des professionnels du secteur. D’ailleurs, 1.500 d’entre eux sont adhérents du parti, indique L’Opinion. Mais en matière de chiffres, la vérité des urnes semble bien plus frappante. Entre l’élection présidentielle de François Hollande et le premier tour des régionales de décembre 2015, le vote frontiste est monté en flèche dans la fonction publique hospitalière, passant de 19% à 26%. Cette percée, constatée par l’enquête électorale du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), montre aussi dans le détail que 18% des cadres A et 39% des fonctionnaires de catégorie C sont séduits au sein des hôpitaux.
Avec cette offensive sur la santé, le Front national vise non seulement les professionnels mais aussi les usagers. « La France est une grosse consommatrice du système de santé avec le vieillissement de la population », souligne le vice-président Florian Philippot  dans le Monde. Autrement dit, le parti compte bien miser en 2017 sur les seniors qui, pour l’instant, semblent lui faire défaut. Lors des régionales, le vote FN des 65 ans et plus n’avait atteint que 19%, loin de la fourchette des 28% et 35% observée dans les autres catégories d’âge. Alors dès janvier dernier, Florian Philippot préconisait son remède : « Mettre en avant des sujets qui les intéressent davantage : la santé, l’accès aux soins, la lutte contre leur paupérisation ».

Des propositions déjà dévoilées

Une ordonnance reçue cinq sur cinq par Marien Le Pen. Quelques jours avant le lancement du collectif des usagers de la santé, la candidate à la présidentielle a publié sur son blog Carnets d’espérances une lettre à l’adresse des infirmiers. Plusieurs propositions y sont évoquées, comme la suppression de la tarification à l’activité (T2A) dans les hôpitaux qui, selon elle, « instaure une logique comptable plutôt qu’humaine dans la gestion hospitalière ». Il est également question d’une hausse des rémunérations des infirmiers afin qu’elles soient « à la hauteur de leurs compétences » mais aussi d’une reconnaissance légale et financière « de la pénibilité des professions de santé« . En plus de vouloir un ministère « entièrement dédié » à la santé, la présidente du FN envisage, comme pour son programme de 2012, une refonte du numerus clausus qui « reste trop bas » et conduit à « une véritable pénurie médicale ».
Pour convaincre « ces fonctionnaires qui subissent le plus la hausse des agressions, des incivilités, des problèmes de communautarisme », selon l’analyse de Luc Rouban, chercheur au CNRS, dans les colonnes d’Ouest France, le Front national n’omet pas d’insuffler sa ligne politique traditionnelle sur cette thématique de la santé. Dans son post de blog, Marine Le Pen ne manque pas de dénoncer les « revendications communautaristes et religieuses en nombre croissant » dans les hôpitaux. Un phénomène qu’elle considère comme étant une conséquence des « vagues d’immigration successives ».

Source : http://www.rtl.fr/actu/politique/front-national-le-parti-veut-seduire-le-secteur-de-la-sante-et-les-seniors-avec-son-nouveau-collectif-7783264061

Internes anglais en grève totale

Internes anglais en grève totale

CONFLIT  – Le Quotidien du Médecin –  Les internes des hôpitaux anglais ont entamé ce mardi la première grève totale de leur histoire dans l’espoir de faire échouer une réforme de leurs conditions de travail défendue par le gouvernement conservateur de David Cameron. Le bras de fer entre les internes et le gouvernement entre dans son quatrième mois. Les précédentes grèves avaient déjà entraîné l’annulation de plusieurs milliers consultations et interventions.Un articlerdu Quotidien du médecin :

Cette réforme impose aux « junior doctors » un nouveau contrat qui prévoit certes une augmentation du salaire de base de 13,5 % mais aussi une réduction des heures majorées le week-end. Certains horaires qui étaient auparavant considérés comme étant en dehors des horaires normaux, par exemple le samedi, ne le seront plus et donneront donc lieu à des rétributions plus faibles. Le gouvernement dit vouloir ainsi améliorer le service rendu dans les hôpitaux sept jours sur sept et cite huit rapports évoquant un taux de mortalité plus élevé le week-end.

Les internes anglais dénoncent de leur côté un risque de démotivation et de dégradation de leurs conditions de travail susceptible de nuire aux soins apportés aux patients. Ils demandent le retrait de cette réforme. « Si le gouvernement annule la mise en place (de la réforme), nous annulerons la grève », a assuré le Dr Mark Porter, président de la British Medical Association (BMA), qui représente les internes en médecine.

110 000 consultations et 12 500 opérations annulées

Ce débrayage, qui a débuté ce mardi 26 avril, doit se poursuivre mercredi dans le service public de santé anglais (NHS), qui emploie près de 53 000 internes. La grève – la cinquième en quatre mois – paralysera tout le système de santé. Plus de 110 000 consultations et 12 500 opérations ont été annulées.

Face au risque de pagaille, le NHS a publié une liste de recommandations appelant la population à ne pas solliciter outre mesure les hôpitaux, sauf « véritable urgence ».

Appel à Cameron

Signe de la crise, une dizaine de présidents de facultés de médecine ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre David Cameron l’appelant à intervenir directement pour débloquer le dossier.

(…)

Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/04/26/conditions-de-travail-les-internes-anglais-entament-une-greve-totale_807766#sthash.ZuWSRv5O.dpuf

Loi Travail : le personnel infirmier se sent en danger

Loi Travail : le personnel infirmier se sent en danger

INFIRMIER  -ActuSoins –  Alors que le 31 mars  marque une nouvelle journée de manifestation et mobilisation, la profession infirmière est préoccupée. La réforme du travail pourra-t-elle concerner les infirmiers du public dans un second temps ? Les inquitudes existent dans ce personnel hospitalier. Un article de Delphine Bauer, dans ActuSoins :

Sur le site de la Coordination Nationale Infirmière (CNI), les revendications sont claires : le gouvernement lance « des attaques inacceptables aux fondements du droit du travail« , avec pour conséquences, « une plus grande rigidité du dialogue social » et des « dégradations des conditions de travail« .

En ligne de front se trouvent aujourd’hui, le 31 mars les fonctionnaires, qui, à l’instar des salariés du privé, se sentent concernés.

Parmi eux, la profession infirmière se mobilise aussi. « La réglementation du code du travail s’applique dans la fonction publique aussi, et pas que dans le privé« , assène Thierry Amouroux, du SNPI-CFE CGC.

La fonction publique ne sera pas directement impactée

Eric Audouy, vice-président de la CNI (Coordination Nationale Infirmière) nuance légèrement, en expliquant que « pour l’instant, la fonction publique hospitalière ne va pas être impactée directement par la réforme de la loi du travail« , même s’il reconnaît que « nous sommes inquiets sur les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité« .

En effet, le CHSTC (Comité Sécurité, Hygiène et Conditions de travail) est la seule opportunité pour le code du travail d’entrer à l’hôpital.

« C’est donc surtout par solidarité que nous allons manifester le 31 mars« , avance Eric Audouy. « En général, quand le gouvernement s’attaque au secteur privé« , il serait dur de ne pas imaginer, à terme, des conséquences également dans le milieu public hospitalier.

Un avis que partage Thierry Amouroux. « Si l’Etat décide de faire bouger les rapports entre salariés et patronat, cela va s’appliquer aussi dans le public, comme pour les retraites. Une année, on s’attaque au secteur public, la suivante au privé! »

Des conditions de travail dégradées

« A l’AP-HP, ce que fait Martin Hirsch est calqué sur le même principe que ce que propose la ministre du travail« , explique-t-il. Selon Eric Audouy, « sur la flexibilité, ces nouvelles conditions pourraient convenir, avec des journées de travail de 12h au lieu de 10, des semaines allant jusqu’à 46 heures. En cas d’activité accrue, cela permettrait aux hôpitaux de mieux marcher« .

(…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.actusoins.com/275367/loi-travail-infirmiers-danger.html

 

 

INSEE : les salaires dans la fonction publique

INSEE : les salaires dans la fonction publique

REMUNERATION  – Le Figaro, Boursier.com –  Les salaires ont évolué en ordre dispersé dans la fonction publique en 2014, d’après les données transmises par l’Institut national de la statistique : « Les écarts de niveaux salariaux entre les trois versants de la fonction publique résultent principalement des différences de structure en termes de catégorie, de statut et de type d’emploi occupé », explique l’INSEE. La publication de cette étude intervient une semaine après l’annonce du dégel du point d’indice… Le salaire net moyen de la fonction publique a progressé à un rythme supérieur à l’inflation en 2014 pour les collectivités locales et le secteur public hospitalier, mais pas pour les employés de l’État. Pour les fonctionnaires d’État, la salaire net moyen s’est élevé à 2480 euros net par mois, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2013 . Compte tenu d’une inflation de 0,5%, son évolution en euros constants a été négative de 0,2%, après une autre baisse de 0,7% en 2013. Pour la fonction publique territoriale, le salaire net moyen mensuel a progressé de 0,8% en euros courants, à 1.880 euros, et de 1,4% en euros constants. Le salaire net moyen a augmenté enfin de 0,9% (0,4% en euros constants) dans la fonction publique hospitalière, à 2.210 euros. Des articles du Figaro et du site Boursier.com :

Les écarts de niveaux salariaux entre les trois fonctions publiques s’expliquent principalement, note le Figaro, par des différences de structure en termes de catégorie statutaire, de sexe et d’âge. La valeur du point d’indice de la grille salariale de la fonction publique, dont le gouvernement vient d’annoncer le relèvement prochain, était globalement geléé depuis 12010 même si un geste a été fait en 2014 pour les fonctionnaires de catégorie C, aux revenus les plus modestes.

Un autre indicateur utilisé par l’Insee, la rémunération des personnes en place, qui concerne les salaires des fonctionnaires présents la totalité des deux années chez le même employeur et avec la même quotité de travail, montre des évolutions 2014 positives en euros constants, et dans une proportion plus forte qu’en 2013: +1,6% (après +0,5%) pour la fonction publique d’Etat, +2,1% (après +0,8%) pour la fonction publique territoriale et +1,3 (après +0,8%) pour le secteur public hospitalier.

La fonction publique d’Etat moins bien lotie ? s’interroge Marianne Davril sur le site Boursier.com : ainsi, dans la fonction publique d’Etat, où près de six agents sur dix appartiennent à la catégorie A,  le salaire net moyen en équivalent-temps plein (EQTP) augmente de 0,3% en euros courants entre 2013 et 2014 et atteint en moyenne 2.480 euros nets par mois. Compte tenu de l’inflation, il baisse toutefois de 0,2 % en euros constant.

En revanche, dans la fonction publique territoriale (FPT, hors militaires, assistants maternels et familiaux), le salaire net moyen est moins élevé (1.880 euros net) mais l’évolution est de +1,4% en euros courants, et de +0,8% en euros constants. Il en est de même dans la fonction publique hospitalière (respectivement +0,9% et +0,4% à 2.210 nets par mois). Pour ces deux derniers versants, le nombre d’agents en catégorie C est bien plus important : ils représentent les 3/4 dans la FPT et la moitié des agents de la FPH. Or, rappelons que début 2014, le gouvernement avait publié plusieurs décrets modifiant les dispositions indiciaires applicables aux agents B et C de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, ce qui a pu jouer à la hausse sur les salaires de ces deux catégories.

Salaire brut / salaire net

L’étude de l’Insee constate par ailleurs des écarts entre l’évolution du salaire net et du salaire brut (environ -0,3 point de pourcentage), qui s’explique par l’augmentation du taux de cotisation pour pension civile des fonctionnaires. Avec les réformes des retraites datant de 2010 et 2014, le taux des cotisations retraite acquitté par les fonctionnaires est en effet progressivement aligné sur celui du privé…

Pour l’ensemble des articles : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/03/24/20002-20160324ARTFIG00154-salaires-les-fonctionnaires-d-etat-moins-bien-traites-en-2014.php ; http://www.boursier.com/actualites/economie/remuneration-comment-les-salaires-des-fonctionnaires-ont-ils-evolue-recemment-31077.html?fil96