L’absentéisme plus élevé dans les centres hospitaliers

L’absentéisme plus élevé dans les centres hospitaliers

ABSENTEISME  – infirmiers.com, RTL –  Le taux d’absentéisme s’est élevé à 3,4% pour le personnel médical dans les établissements publics de santé (EPS) en 2014, montre l’analyse de bilans sociaux effectuée par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), Ce bilan a été transmis aux membres du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière (CSFPH) qui doivent se sont réuni le 14 avril 2016.Au début de son rapport, l’ATIH précise que 488 établissements publics de santé (EPS) ont répondu à l’enquête sur le bilan social de 2014, soit 55,5% de la totalité des établissements interrogés et 84,1% des établissements concernés par l’enquête de façon obligatoire. Elle note que les données 2014 présentent une exhaustivité de presque 10 points supérieure à celle des données 2013. Parallèlement, les hôpitaux qui connaissent le plus fort absentéisme ont été rendu publics. Des articles du site Infirmiers.com et de RTL :

Au sein des 302 établissements étudiés, précise Infirmiers ?com, le taux d’absentéisme pour motif médical et non médical est de 3,4% pour le personnel médical, dont 0,1% pour l’absentéisme inférieur à six jours, et 3,3% pour l’absentéisme supérieur ou égal à six jours.

En ce qui concerne le personnel non médical, le taux d’absentéisme est de 8%, dont 0,4% pour l’absentéisme inférieur à six jours, et 7,6% pour l’absentéisme supérieur ou égal à six jours.

Au niveau du personnel médical, le taux d’absentéisme est plus élevé dans les centres hospitaliers (CH) que les autres catégories d’établissements, soit 4,1%. Pour le personnel non médical, l’absentéisme est le plus élevé, à 8,3%, dans les CH de petite taille (produits inférieurs à 20 millions d’euros).

Le taux d’absentéisme augmente de +0,1 point pour le personnel médical entre 2013 et 2014. Cette évolution varie cependant entre -0,3 point pour les CH de petite taille et +0,2 point pour les CH de taille financière moyenne (produits entre 20 millions et 70 millions).

Concernant le personnel non médical, l’ensemble des catégories d’établissements présentent une augmentation de leur taux d’absentéisme (augmentation globale de +0,2 point).

Les agents médicaux absents pendant 9 jours

L’analyse des bilans sociaux de 2014 pour 324 établissements révèle également que le nombre moyen de jours d’absence par agent (pour des motifs médicaux et non médicaux) est neuf jours pour le personnel médical et de 27 jours pour le personnel non médical.

S’agissant du personnel médical, ce nombre moyen de jours d’absence par agent est le plus élevé dans les CH, soit 12 jours. Pour le personnel non médical, les CH de petite taille et de grande taille (produits supérieurs à 70 millions d’euros) présentent les ratios les plus élevés, soit 28 jours d’absence par agent en moyenne.

Par ailleurs, le taux de rotation du personnel est de 23,3% pour le personnel médical et de 9,2% pour le personnel non médical, d’après les données de 352 établissements.

Des métiers sous tension

Dans le domaine médical, les trois corps de métiers les plus cités comme étant « sensibles » sont les autres spécialités médicales (42% des établissements), l’anesthésie-réanimation (41,1%) et la radiologie imagerie (34,3%).

Un métier est dit « sensible » lorsqu’il se caractérise par des éléments quantitatifs (un nombre important d’agents dont la pénurie pourrait mettre en difficulté le bon fonctionnement des établissements) et/ou qualitatifs (des compétences en évolution/mutation, par exemple).

Pour le personnel non médical, les métiers les plus sensibles sont ceux de masseur-kinésithérapeute (62,8%), d’infirmier en soins généraux (28,3%) et d’aide-soignant (20,6%).

Une vingtaine d’établissements sont pointés du doigt pour leurs agents qui sont absents plus de 30 jours par an en moyenne, poursuit la rédaction de RTL : Les hôpitaux sont malades de l’absentéisme. En 2014, les agents de 22 établissements français ont cumulé plus de 30 jours d’absentéisme, selon les données de l’outil publique Hospi Diag. Le total est alarmant lorsqu’il est comparé à la moyenne dans le secteur privé qui s’élève à 16,7 jours. Pour établir ce constat, les absences liées aux RTT et aux arrêts maladies ont été prises en compte. Le Figaro rapporte ainsi que les régions les plus touchées par l’absentéisme des agents hospitaliers sont la Corse, la Guyane, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
C’est justement en PACA que se trouve le plus mauvais élève : le centre hospitalier Louis-Raffali de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) avec une moyenne de 39,7 jours d’arrêts par agent. Dans le bas du classement, cet établissement est accompagné par : le groupe hospitalier de Carnelle Portes de l’Oise (37 jours) ainsi que les centres hospitaliers de Fontainebleau (34,6 jours), de Brignoles (34 jours), de Castellucio (33,5 jours) et de Hénin-Beaumont (33,5 jours).

L’absence de jour de carence en cause ?

Le CHU de Marseille, le centre hospitalier universitaire le plus touché par l’absentéisme, se trouve également dans un état critique. Chaque jour, 1.100 agents hospitaliers manquent à l’appel sur un effectif de 12.000. « Ça a toujours été comme ça. Au début, peut-être qu’il n’y a pas eu assez de gens contrôlés », estime une aide-soignante travaillant depuis 15 ans à l’hôpital de la Conception. Audrey Jolibois, du syndicat FO des hôpitaux de Marseille, met en avant un manque chronique d’effectif. Il peut ainsi arriver qu’une aide-soignante soit remplacée au pied levé par une infirmière devant assurer les deux postes. « Ça peut durer pendant deux ou trois jours, on se rend compte que l’aide-soignante ne manque pas tellement et on continue comme ça pendant des mois. Et ça ne gêne personne », explique-t-elle.

Sources : http://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/infirmiere-dans-la-fonction-publique/fph-27-jours-absence-personnel-non-medical-2014.html ; http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/hopitaux-les-6-etablissements-les-plus-touches-par-l-absenteisme-en-2014-7782915146

Hôpital : le travail en 12h doit être volontaire

Hôpital : le travail en 12h doit être volontaire

TEMPS DE TRAVAIL – Infirmiers.com –   La mise en place d’une organisation de travail en 12h à l’hôpital doit se faire sur la base d’agents volontaires bénéficiant d’un véritable suivi médical, plaide la direction générale de l’offre de soins (DGOS) dans un guide examiné ce jeudi 14 avril 2016 en Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière (CSFPH). « Comme toute organisation du travail en horaire atypique, le travail en 12 h a des effets sur la santé des personnels et sur la sécurité des soins qui peuvent se cumuler avec d’autres effets déjà identifiés dans la littérature*. Aussi, avant de décider la mise en place d’une organisation du travail en postes d’amplitude de 12 heures, il est nécessaire d’étudier les alternatives possibles à ce mode d’organisation » introduit dans son guide, la DGOS. Un article du site Infirmiers.com

Dans le document, poursuit Infirmiers.com la DGOS a aussi plaidé sur la notion de volontariat.  » Il est nécessaire d’articuler cette obligation réglementaire avec la pratique qui consiste à vérifier l’engagement et le volontariat des personnels concernés dans ce mode d’organisation du travail. La recherche du volontariat répond à un double objectif : s’assurer de la viabilité du projet et impliquer les personnels dans sa mise en place« . Pour les personnels non volontaires ou ceux pour lesquels le médecin du travail aura émis des contre-indications au travail en 12 heures, et si l’organisation du travail ne permet pas le maintien de ces personnels au sein du même service, « ils devront pouvoir effectuer une mobilité vers un autre service« .Le guide rappelle ensuite la nécessité de proposer un suivi spécifique aux personnels et au service.

Le document, dont l’APM a eu une version « de travail », propose aux établissements une démarche en quatre étapes pour la mise en place d’une organisation du travail en 12h. Dans la première, consacrée aux conditions préalables, la DGOS souligne notamment qu’une telle modalité n’est pas une solution de fond aux problématiques organisationnelles de l’hôpital. Dans la seconde, mettre en place une nouvelle organisation, elle suggère de commencer par identifier […] les personnels qui passeront en 12h et ceux qui conserveront un autre rythme de travail. Se pose la question du devenir des personnels qui ne veulent pas ou ne peuvent pas passer en 12h, relève le guide, soulignant qu’il apparaît important [pour la réussite du projet] d’envisager dès le départ que l’ensemble du personnel d’un même service ne travailleront pas nécessairement tous sur cette modalité.

L’identification des personnels concernés doit donc tenir compte du volontariat des personnes, de l’âge, de l’état de santé des agents [et] du contenu du travail. Sur ce point, la DGOS signale que le travail en 12h n’est pas recommandé pour les personnes effectuant des tâches nécessitant une vigilance importante ou pour celles exposées à des efforts physiques importants. La dynamique du service doit par ailleurs tenir [prévoir] la possibilité pour un agent de revenir dans les meilleurs délais à une modalité horaire de travail classique.

Il n’existe pas d’organisation « type », qui pourrait être déployée sans réflexion préalable sur le contexte, prévient le document. Certains établissements ont dû précipitamment faire marche arrière suite à une mise en place trop rapide et non concertée. Aussi, le ministère recommande aux établissements d’inscrire la transition vers un travail en 12h dans une démarche d’expérimention divisée en une phase d’élaboration, une phase de mise en place, une phase d’évaluation et une phase d’ajustement. Cette expérimentation doit de surcroît impliquer l’ensemble des personnels [passant en 12h ou pas] et les parties prenantes, que sont les directeurs des soins, les directions des ressources humaines, le service de santé au travail, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), etc.

La DGOS recense dans son document de travail une série de points sur lesquels elle préconise d’être attentif au lancement de l’expérimentation, comme l’importance accrue des transmissions entre équipes. L’articulation de ces points de vigilance et de ces leviers d’action avec une organisation du travail en 12h n’est pas nécessairement aisée, concède-t-elle, suggérant aux établissements de se faire assister par un ergonome spécialisé.

Quoiqu’il en soit, la prise en compte de ces aspects […] relève de la prévention des risques professionnels, une dimension qui, selon le code du travail, est de la responsabilité du chef d’établissement.

Élaborer un protocole de suivi

Le guide rappelle ensuite que seule la durée quotidienne de travail est concernée par la dérogation relative au travail en 12h. A ce titre, le dispositif retenu devra sur les autres aspects (durée hebdomadaire, repos etc.) respecter la réglementation générale relative aux temps de travail dans la fonction publique hospitalière (FPH). Les temps de pause réglementaires, la transmission des informations d’une équipe à l’autre etc. sont inclus dans la période de travail, précise le ministère. Ce qui justifie une organisation spécifique, comme une arrivée échelonnée des personnels. Dans tous les cas, il revient là encore au chef d’établissement de déterminer, après avis du comité technique d’établissement (CTE) et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), « les modalités d’organisations […] et de vérifier que la réglementation relative au temps de travail est respectée ».

Afin d’ajuster le nouveau mode d’organisation à court et long termes, il est nécessaire d’anticiper son évaluation, souligne par ailleurs la DGOS. Elle « doit être élaborée avec les acteurs compétents en matière de santé au travail, de qualité des soins et d’organisation des services […] puis réalisée par eux. Pour être exploitable, l’évaluation se fonde sur la possibilité de comparer les indicateurs retenus avant et après la mise en place de l’organisation du travail en 12h, avec d’autres services de l’établissement [y compris avec certains qui ne sont pas organisés sur ce mode] et de suivre dans le temps ces indicateurs ».

Deux types de suivis peuvent être réalisés, relate le guide: un suivi du service d’une part, et un suivi des personnels, d’autre part. Le premier peut s’appuyer sur les données de ressources humaines (absentéisme, « turn over »…) et sur les données de soins (événements indésirables, dysfonctionnements, satisfaction des patients…).

La durée d’exposition au travail en 12h jouant un rôle important dans la probabilité de survenue d’incidents, il est important d’évaluer et de maîtriser cette variable. La DGOS recommande donc de limiter, autant que faire se peut, le cumul de l’exercice en 12h au cours de la carrière et d’assurer un suivi médical y compris quelque temps après le retour de l’agent à un fonctionnement normal. Une fois élaboré, le projet doit être présenté en CTE pour consultation.

Prévenir les risques associés

(…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/infirmiere-dans-la-fonction-publique/fph-travail-12h-doit-etre-volontaire.html

Hôpitaux de Paris : réforme du temps de travail

Hôpitaux de Paris : réforme du temps de travail

HÔPITAL  – Libération, Les Echos – Ce mardi, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris sera de nouveau en ébullition. Un appel à la grève a été lancé par la quasi-totalité des syndicats pour s’opposer à la réforme du temps de travail des 75.000 personnels non-médecins, validée en octobre grâce à la signature de la CFDT. Le mouvement social coïncide avec l’examen par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de deux rapports commandés il y a cinq mois par les mêmes syndicats, auprès d’Emergences et de Secafi. Les expertises commandées par les syndicats sont examinées au CHSCT ce mardi. Les critiques et l’appel à la grève ne freineront pas l’application de la réforme, selon la direction de l’AP-HP. Des articles de Libération et des Échos :

 «Hirsch vole les repos des héros», proclamait une bannière tendue devant l’établissement où se tenait un CHSCT central (Comité d’hygiène et de sécurité) au cours duquel le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, doit présenter pour avis les nouveaux ajustements de sa réorganisation du temps de travail, rapporte Libération

La réforme qui vise les 75.000 agents (hors médecins) de l’institution repose sur une modification des temps de travail et des suppressions de RTT. Elle prévoit le passage de 7h36 de travail auxquelles sont soumis actuellement 50% des agents, à 7h30, synonyme de 15 RTT au lieu de 18. Le texte prévoit également la suppression au 1er septembre du régime horaire en 7h50 (16% des agents) pour le remplacer par celui en 7h36 avec un passage de 20 à 18 RTT.

Selon un audit, la direction de l’AP-HP a évalué à 48,4 millions d’euros brut les économies générées par la réforme entre 2016 et 2019, et à 41,1 millions les gains réalisés en termes de remplacement (intérim, remplacement, heures supplémentaires). Mais cet audit a mis en exergue une désorganisation des services liée à un absentéisme «préoccupant» et une «surcharge de travail». Martin Hirsch doit annoncer la mise en place d’ici l’été d’un plan de lutte contre ce phénomène. La direction fait valoir en outre que l’intégration de la pause repas dans le temps de travail pouvait être considérée «implicitement» comme une «compensation» aux dépassements horaires. (…)

Premières mesures mises en œuvre dès avril, précise Solveig Godeluck, des Echos : les premières mesures devraient être mises en œuvre dès le mois d’avril, avec la suppression des jours de congé extra-légaux  pour « médaille », « fête des mères », ou « forfait protocole ». Les changements les plus structurants seront en place au plus tard le 1er septembre. Il s’agit de la suppression de l’horaire journalier en 7 heures 50, qui donnait droit à 20 jours de réduction du temps de travail, pour se recentrer sur le 7h36, avec 18 jours de RTT, et faire progresser le 7h30 (15 RTT). A cette date sera aussi instaurée la « grande journée ». Pour avoir en permanence quelqu’un au lit du malade, il fallait renforcer les effectifs de l’après-midi, de nombreux agents préférant être du matin. Désormais, ce sera à tour de rôle. (…)

Rapport particulièrement critique

Les rapports demandées par le CHSCT, sont très critiques, notamment celui de Sécafi. Ce dernier est particulièrement critique. Il juge que les efforts demandés au personnel sont disproportionnés en regard de ce que la réforme est censée rapporter au plan budgétaire : « L’ensemble des économies attendues par la réforme de l’organisation du travail représente 1 % des dépenses de personnel de 2014 (hors médecins) au compte du résultat principal », souligne Secafi. La direction compte économiser 41 millions d’euros en 4 ans (2016-2019) en évitant de faire appel à des intérimaires, des remplaçants, ou de payer des heures supplémentaires, mais les experts syndicaux estiment au contraire que l’absentéisme pourrait augmenter.  (…)

Cette nouvelle organisation est potentiellement déstabilisante. C’est pourquoi la direction, après avoir lu les expertises, a adressé aux membres du CHSCT et du comité d’entreprise une liste de mesures sur lesquelles elle est « prête à s’engager ». D’abord, la stabilité des plannings, qui fera l’objet d’enquêtes de satisfaction. Ils seront établis pour un trimestre, avec l’objectif de monter à six mois. Chaque pôle ou service disposera d’outils permettant de mesurer un « indice de stabilité ». L’absentéisme fera aussi l’objet d’un suivi particulier. Les badgeuses seront expérimentées dans les services qui en font la demande, ainsi que le télétravail. La direction souhaite regarnir les services « sous-dotés » en personnel en piochant dans les « sur-dotés ». Des postes de médecins du travail vont être créés. Enfin, le programme de « déprécarisation » engagé en 2015 pour le personnel au lit du malade doit se poursuivre en 2017-2018. La direction se dit prête à ouvrir la négociation fin 2016. (…)

Pour lire l’ensemble des articles : http://www.liberation.fr/societe/2016/03/29/manifestation-contre-la-reforme-du-temps-de-travail-dans-les-hopitaux-parisiens_1442590 ; http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021800165160-hopitaux-de-paris-la-reforme-du-temps-de-travail-sera-mise-en-oeuvre-avant-septembre-1209896.php

RPS : infirmières et sages-femmes en première ligne

RPS : infirmières et sages-femmes en première ligne

HÔPITAL – JIM – Le suicide d’un praticien à l’hôpital Georges Pompidou en décembre dernier a mis en lumière tout à la fois la forte prévalence des risques psychosociaux à l’hôpital et tout en même temps leur prévention insuffisante. Un récent rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publié à l’occasion de la grande conférence de la santé offre un éclairage intéressant sur les conditions de travail à l’hôpital et les situations favorisant le développement de troubles psychosociaux. Il apparaît que les infirmières et les sages-femmes semblent les plus menacées. Un article d’Aurélie Laroche du Journal International de Médecine :

Un tempo un peu ralenti mais toujours rythmé
D’une manière générale, les personnels des établissements de santé ressentent moins fortement qu’auparavant (par rapport aux données de 2003) « les contraintes liées à leur métier, qu’elles dépendent d’aspects techniques ou de délais de production à respecter en une heure » constate le rapport de la DREES. S’il s’agit d’une évolution plus favorable que celle concernant l’ensemble des salariés, les agents hospitaliers demeurent toujours les plus exposés aux impératifs de temps. Par ailleurs, « les infirmiers et les sages-femmes sont toutefois toujours aussi nombreux à exercer en urgence (plus des trois quarts) ».
En léger recul, les tensions entre collègues sont cependant plus marquées que partout ailleurs
Autre spécificité du travail hospitalier par rapport aux autres secteurs : la fréquence des tensions avec le public, qui sont en augmentation. Ainsi, la moitié des salariés hospitaliers les déplore, contre 38 % en 2003. Là encore les infirmiers et les sages femmes sont en première ligne et sont 66 % à faire état de ce type d’incidents, contre 54 % des médecins. A contrario, les difficultés avec les collègues et la hiérarchie pourraient être en recul : une observation qui contraste avec les témoignages qui se sont multipliés ces dernières semaines. Néanmoins, ces difficultés demeurent toujours bien plus fréquentes que pour les autres salariés. Paradoxalement, l’entraide entre collègue est également plus marquée à l’hôpital.
Le sentiment d’être exploité (…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/21_pneumo/e-docs/risques_psychosociaux_a_lhopital_infirmieres_et_sages_femmes_en_premiere_ligne__157069/document_actu_pro.phtml

Hôpitaux de Paris : Réduction des coûts

Hôpitaux de Paris : Réduction des coûts

HÖPITAL – La progression de la masse salariale de l’AP-HP a été contenue à 1,18 % l’an dernier et devra encore tomber à 1 % cette année. A la diète ! commente Solveig Godeluck, des Échos :

En 2015, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a ajouté un cran à sa ceinture, et elle se prépare à un effort supplémentaire. La masse salariale du premier groupe hospitalier de France n’a progressé que de +1,18 %, alors qu’en 2014 elle avait crû de +2,23 %. Selon la direction, c’est le fruit d’une meilleure organisation du temps de travail des personnels, qui évite de se retrouver avec des trous dans les plannings et d’avoir à recruter des intérimaires à prix d’or. Par ailleurs, les revalorisations des traitements du personnel médical (urgentistes, internes) avaient été anticipées en début d’exercice et ont donc été absorbées sans trop de difficultés.
Comme la masse salariale pèse plus de 60 % de l’ensemble des coûts à l’AP-HP, la discipline a été payante. Ainsi, la perte s’amenuise sur le compte principal, c’est-à-dire l’activité hospitalière des 39 sites : de 70 millions d’euros en 2012, elle est passée à 61 millions en 2013, puis 49 millions en 2014, avant de tomber à 39 millions cette année. Les objectifs en termes d’activité ont également été tenus : +2 %, dont +1,2 % pour l’hospitalisation complète et +1,6 % pour l’hospitalisation à domicile. Une bonne performance dans un contexte de baisses de tarifs, de grèves liées à la réforme des 35 heures en cours de négociation, et suite aux attentats terroristes qui ont ensanglanté la capitale.
La masse salariale encore plus comprimée en 2016
L’AP-HP enregistre même un excédent sur le résultat consolidé, pour la première fois depuis 2008. Il s’élève à 37 millions d’euros et est attendu à 58 millions en 2016, en raison des cessions immobilières – la Ville de Paris rachète par étapes le site de Saint-Vincent-de-Paul.
Pour l’année qui vient de commencer, l’objectif de progression de la masse salariale est encore plus serré : +1 %. Le groupe dirigé par Martin Hirsch prévoit non plus de réduire mais de stabiliser le déficit du compte principal autour de 39 millions d’euros. Il faut dire que le contexte budgétaire est tendu : objectif national de dépenses ramené à 1,75 %, baisse de 1 % des tarifs dans le secteur public , début de la mise en place des accords Lebranchu sur la revalorisation de la grille des traitements dans la fonction publique hospitalière…
400 millions d’euros d’investissements

(…)

Pour lire l’ensemble de l’article : http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021750283566-les-hopitaux-de-paris-poursuivent-la-reduction-de-leurs-couts-1205548.php?OzkRORXwOvdVkigJ.99