Le gouvernement Macron demande de sérieux efforts budgétaires aux collectivités territoriales. Ce qui nourrit une fronde entre les eux instances publiques et inquiètent les syndicats des personnels territoriaux

Le 17 juillet dernier, Emmanuel Macron avait lancé la « Conférence nationale des territoires » , instance pérenne de concertation entre l’Etat et les administrations locales. Le président « espérait pouvoir engager un « pacte girondin » qui conjuguerait la maîtrise des finances publiques,, refonte de la fiscalité locale et autonomie renforcée pour les exécutifs locaux » notait le quotidien Le Monde. Dans les faits, la défiance s’est installée entre les élus locaux et le gouvernement.

Principal sujet de m »contentement, les économies réclamées aux collectivités territoriales. Sur les 80 milliards d’euros d’économies que le gouvernement prévoit de réaliser en cinq ans, les collectivités territoriales devront supporter 13 milliards. Mais les transferts d’activités de l’Etat dévolues aux collectivités territoriales se doublent d’une demande service croissante des populations. Les plans d’économie ne sont donc pas aisés à mettre en place. Les élus qu’ils soient de droite ou de gauche, contestent en général vivement l’annulation par l’Etat des crédits planifiés, la diminution des contrats aidés ou l’exonération de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, taxe qui était l’une des principales ressources financières des collectivités.

Second facteur, les « partages politiques ». Si Emmanuel Macron a été bien élu à la Présidentielle et dispose d’une large majorité à l’Assemblée nationale, il est loin de disposer de la même assise dans les collectivités territoriales : le Parti socialiste, les Républicains contrôlent encore un grand nombre de mairies acquises en 2015, des conseils généraux ou régionaux, conquis en 2015. «  les élections sénatoriales du 24 septembre, dont la droite est sortie confortée  (Gérard Larcher en conservé la présidence) sans pour autant que la gauche s’effondre, montrent que les formations de « l’ancien monde », leurs élus, ancrés » résistent, « une nouvelle ligne de front, de résistance au pouvoir politique centralisé à Paris, est en train de se dessiner » remarque le quotidien le Monde.

Après le Congrès des régions qui s’est tenu le 28 septembre (où les régions ont décidé de se retirer de la « Conférence nationale des territoires), celui de l’Association des communautés de France (AdCF) qui s’est tenu les 4 et 5 octobre, se tiendront les congrès de l’Association des départements de France (ADF) les 19 et 20 octobre et surtout le 100ème congrès des maires qui aura lieu à Paris du 20 au 23 novembre.